Vous cherchez l’âme soeur? LA personne qui saura chambouler le cours de votre vie et remettre sur le piton votre petit coeur meurtri? Vous avez TOUT essayé et ça ne fonctionne toujours pas? Vous restez une éternelle célibataire, à votre grand désespoir..?
Alex Perron arrive à votre rescousse!
Avec son mordant légendaire et sa bonne humeur plus que contagieuse, l’humoriste et animateur a la réponse à tous vos problèmes de coeur et se propose comme votre nouveau coach de vie! Avec son tout premier bouquin, Le carnet secret d’Alex – Coach de vie… amoureuse, Alex nous livre ses secrets pour trouver la perle rare ainsi que ses trucs loufoques pour des rencontres surprenantes et des soirées réussies. Il vous dira où trouver l’amour, vous donnera même des recettes coquines pour mettre du piquant dans votre vie à deux (à trois…), tout en vous partageant son petit lexique pratico-sexy de l’amour!
Attention! Si vous suivez à la lettre les trucs d’Alex, peut-être ne serez-vous pas seule à la St-Valentin cette année…
Alex, quel a été le déclic pour que tu souhaites écrire un livre?
C’est un drôle de hasard de la vie! Je suis allé présenter un numéro au ComediHa! en juin dernier, dans un gala à Québec où je faisais – je sais que ça va sonner bizarre – ma meilleure recette pour faire une orgie. Donc naturellement, ce n’était pas vulgaire, on ne disait jamais les mots reliés au sexe, mais tout était abordé avec le langage de la cuisine (émissions, livres, etc). C’était toujours imagé de la sorte et les gens comprenaient ce que je voulais dire avec les termes de cuisine. Ce jour-là, il y avait Frédéric Couvreur, éditeur chez Michel Lafon, dans la salle. Il est venu me voir après et il m’a dit: «Écoute! Ça fait 2 ans qu’on a cette idée de faire un espèce de livre de recettes coquines et on ne trouvait personne pour l’écrire, on n’avait pas de coup de coeur et là, je viens de voir ton numéro et c’est «ça» qu’on veut!» Ce n’était pas dans mes plans d’écrire un livre, j’ai déjà écrit des nouvelles pour un recueil d’India Desjardins, mais écrire un livre, c’est complètement autre chose: ce n’est pas de la scène, pas un numéro d’humour… pour moi, c’est complètement un autre genre de travail. Le but, c’était de le sortir pour la St-Valentin et je ne pouvais pas passer à côté de ça, car le projet me faisait trop triper!

J’ai commencé à travailler sur le livre intensément à la fin juillet, j’écrivais les recettes et je trouvais ça le fun, mais j’avais peur que ça s’épuise et on dirait qu’il me venait plein d’idées à côté des recettes; c’est souvent comme ça quand tu écris, il te vient d’autres idées connexes. En jasant avec Lynda et Frédéric de chez Michel Lafon, je me suis dit que comme toutes choses dans la vie, les coachs de vie, il y en a des excellents… et il y a du n’importe quoi! Personnellement, ça me fait rire les coachs de vie, le livre Le secret et toute cette «science infuse-là». C’est à ce moment qu’on a décidé de l’ouvrir à coach de vie amoureuse, et ça m’a permis d’aller explorer les lieux de rencontre, de donner les étapes de l’amour et le lexique à la fin.
Parlant de recettes coquines, j’ai vraiment ri lorsque tu as parlé de la meringue!
Oui! Ma mère n’a pas reçu encore mon livre, mais je lui ai dit au téléphone qu’elle pouvait sauter la section des recettes (rires). Les recettes, puisque c’est parti du numéro de scène que j’ai fait, je voulais m’amuser avec les images, le double sens! J’ai un petit faible pour la recette du vol-au-vent, où on s’envoie en l’air dans l’avion. Je trouve tellement que c’est un fantasme que finalement peu de gens réalisent, mais qui est toujours présent. Toutes ces images-là, un peu préconçues, qu’on a l’impression que ça va être tripant… mais qu’au final ce n’est pas vrai, parce que c’est petit, ça ne sent pas bon des toilettes d’avion et tu le sais très bien que tout le monde va s’en rendre compte! J’aime aussi la recette de la meringue, le trou Normand et le TV Dinner!
Pour réussir sa meringue, on doit suivre deux principes importants et encore très méconnus de nos jours. D’abord, la meringue est une recette typiquement masculine. Les hommes sont les maîtres de la meringue ! Ils la réussissent à la perfection. Bien sûr, une femme peut arriver à faire monter une meringue. Mais c’est encore l’homme qui, selon ma grande expérience dans le domaine, détient le meilleur doigté pour créer une mousse parfaite. Et deuxièmement, bien qu’on pense qu’il faille avoir un instrument quelconque, comme une spatule, pour travailler sa meringue, la main reste encore le meilleur outil. Votre main a à la fois cette délicatesse et cette fermeté dont on a besoin pour obtenir une meringue digne de ce nom. C’est l’instrument naturel qui convient parfaitement à ce mets. Encore une fois, ma grande expérience parle!
Je vous propose donc ma recette de meringue toute simple, mais qui vous fera pousser de grands cris de satisfaction!
Tu fais un pied de nez aux coachs de vie dans ton livre, as-tu déjà eu une mauvaise expérience avec l’un d’eux?
Non! Mais souvent, sur les réseaux sociaux, tu en vois passer et tu te dis «Mais, come on!»… Comme je l’ai dit tantôt, il y en a des très bons, mais il y a aussi du gros n’importe quoi à travers tout ça. Parfois, on utilise un peu la fragilité des gens à certains moments de leur vie pour faire un peu psycho-pop, un peu de «je vais te motiver». Il y a un lexique que j’ai essayé de mettre dans le livre qui est très propice à ça: «j’ai une bonne nouvelle pour toi, j’ai une annonce importante à te faire, etc». Je voulais m’amuser avec ça! La fameuse référence de l’Université du Massachusetts revient souvent justement à cause de ça, parce que c’est n’importe quoi!
Tu commences ton livre directement dans le vif du sujet! C’est drôle, car je m’attendais à ce que tu nous expliques ce qui t’a poussé à l’écrire?
Au début, je voulais faire ça, puis je me suis dit non. Les gens n’ont pas besoin de cette explication-là! Aussi, ça fonctionnait avec mon nouvel univers de coach de vie (rires), de «on commence, on s’y met et on travaille tout de suite, maintenant!»

Je me demandais justement si tu étais une sorte de confident pour tes amis, si les gens venaient te demander des conseils en amour…
Écoute! Dans mes amis élargis et même les gens que je ne connais pas pas beaucoup, j’accueille facilement la confidence. Je ne sais pas pourquoi (rires), j’ai une face sympathique j’imagine. Les gens se confient facilement et je suis un tombeau; les gens qui m’ont confié des choses, je ne les ai jamais répétées, à moins que ce soit permis. Pourtant, je ne pense pas être de si bon conseil, mais j’ai une très bonne écoute. Je voulais utiliser ça aussi, mais en même temps, je voulais mettre de l’avant ces fausses techniques-là de donner un coup de main. On sait bien qu’aller cruiser au salon funéraire ou à la cabane à sucre, il y a peu de chances que ça marche… mais en même temps, tout est possible (rires)!
Je sais, cette suggestion peut surprendre. Mais j’ai déjà entendu un poète quelque part dans le monde dire : «L’amour peut naître de la pire douleur». C’était peut-être aussi une réplique destructrice sortie tout droit de la plume de Fabienne Larouche dans Trauma ou Scoop… Peu importe, le fait est que l’amour peut se trouver au détour d’un cercueil capitonné de satin mauve ou juste derrière un triangle de sandwich aux œufs dans un buffet mortuaire. Voici donc comment transformer de sincères condoléances en «oui, je le veux».
Tu as confié la préface à Marie-Claude Barrette. Comment l’as-tu choisie?
C’est quelqu’un que je connais depuis plusieurs années, je suis souvent allé faire Deux filles le matin, on a beaucoup d’amis communs, on s’est souvent croisés et c’est toujours quelqu’un avec qui j’ai énormément de plaisir à discuter. D’ailleurs, je l’appelle «Claude Barrette» parce que c’est son vrai nom et je trouve que ça lui va mieux, mais ça c’est moi (rires)! Marie-Claude a un beau mélange de lucidité, de chaleur, de compréhension et en même temps, elle a de l’autodérision par rapport à elle et un humour incroyable. Quand on a travaillé ensemble, la saison dernière à la radio, j’ai vraiiiiiiiment tripé avec elle, on a encore plus connectés et on s’amusait. J’aime ça quand je peux taquiner quelqu’un et je sais qu’elle va me le renvoyer en pleine face: Marie-Claude, elle fait ça! Quand est venu le temps de choisir quelqu’un pour la préface, j’ai tout de suite voulu demander à Marie-Claude. Je ne savais pas si elle allait dire oui, parce que naturellement, j’ai toujours l’impression que tout le monde va me dire qu’il n’a pas le temps et que ça ne lui tente pas… mais, elle a accepté! Ce qu’elle a écrit, c’est exactement ce que je voulais. Il y a sa lucidité, sa compréhension, elle va dans le rire et donne même ses conseils pour le lire… Je l’aime et je l’admire beaucoup!
Dans le livre, on se rend compte que tu es passé maître dans l’art des descriptions et des métaphores, c’est fou!
Quand j’écris, c’est ce qui me fait triper, les images. Quand on écrit de l’humour, on peut s’en permettre, mais pas tant que ça. Mais je trouve qu’à l’écriture littéraire, on peut flyer là-dedans et je trouve que ce sont des moments où les gens vont se reconnaître ou reconnaître quelqu’un. Par exemple, si on pense à la secrétaire gossante, probablement que tout le monde en a une à son bureau. Elle n’a pas le même prénom et n’est pas tout à fait pareil, mais les lecteurs pourront mettre un nom dessus. Je trouve qu’à partir de ce moment-là, c’est là où c’est rassembleur, tu t’attaches au livre et à ce qui est en train d’être lu, parce ça a une résonance directe dans ta vie à toi. Quand je fais ça, mes amis et ma famille me demandent «Est-ce que c’est moi ça?» et je leur réponds: «Si tu as l’impression que c’est toi, ça se peut» (rires). Je vais toujours piger dans mon entourage, je ne dis pas où et quand, je ne veux pas froisser personne et c’est plus tripant quand les gens se demandent si c’est vrai ou non et ne connaissent pas nécessairement la réponse! Ça veut dire que j’ai bien fait ma job partout… Particulièrement dans la section où je raconte mon expérience de vie, je suis assez proche de ma vraie vie. Mes ex pourront se reconnaître, mais ils sont à l’aise avec ça, ils ont compris maintenant que ça venait avec.
Il y a plusieurs avantages à être en couple au bureau. En voici quelques exemples :
– Avoir deux fois plus de chances de gagner la croisière annuelle en Floride durant la saison des ouragans, offerte à ceux qui ont performé comme des taureaux.
– Unir ses efforts pour prendre un poste convoité depuis des années.
– Avoir quelqu’un pour surveiller Francine ‘tite laine qui est à la photocopieuse pendant qu’on dépose une punaise sur sa chaise ou qu’on crache dans sa tisane canneberges-clous-de-girofle-anis-étoilé-cannelle-fumée-au-bois-de-grange-menthe-marinée-aux-petits-fruits-des-champs de chez les Thés de David.
– Partager le dernier pouding au riz de la cafétéria.
– Faire des heures supplémentaires à deux pour amasser des bonus. Il y a les bonus en argent de la compagnie, et aussi ceux sous forme de fellation entre deux classements de dossiers, ben accotés su’l classeur et excités par la possibilité de se faire prendre par Roberto le laveur de tapis de nuit.
– Avoir la chance d’aller sauver l’autre, coincé à la machine à café à écouter une savoureuse anecdote de Sylvie à propos de son fils Édouard, 5 ans, qui gosse le violon comme un vrai Monsieur Pointu.
– Pouvoir s’arranger, à l’insu de Francine ‘tite laine, pour piger nos noms pour l’échange de cadeaux de Noël et se donner des cadeaux le fun.
– Pouvoir se pogner une fesse mutuellement et discrètement sur la photo annuelle du personnel, ce qui nous donnera les plus beaux sourires de toute la gang.
Tu as 46 ans et tu nous confies dans ton carnet secret avoir eu trois belles relations dans ta vie… La question qui tue: es-tu en couple aujourd’hui?
Je suis célibataire! Mais là, tu comprends que maintenant que je suis coach de vie, je vais devoir me consacrer à aider les autres (rires)! Je suis tellement le cordonnier le plus mal chaussé de toute la terre! Je suis célibataire et pas très bon dans la séduction. Il faut que je me garde pour mon monde et il y aura probablement une suite à ce livre-là!
Pour un gars qui n’aime pas parler de ses amours, tu te mets dans la merde avec ce livre-là (rires)!
Tellement (rires)! Mais c’est peut-être aussi un processus de guérison, les coachs de vie font ça (rires), un travail pour s’aider soi-même. Je suis toujours célibataire pour le moment, mais j’ose croire que je vais m’auto-aider.
Tu as donc eu la piqûre de l’écriture?
J’ai vraiment tripé! C’est sûr que ce n’est pas un processus difficile, mais il faut être discipliné. Tout l’automne, j’ai écrit du lundi au vendredi, un 4-5 heures par jour… J’allais m’entraîner, je me remettais en mou et je retournais écrire avec mon chat dans le dos! En même temps, c’est un peu comme quand tu écris de l’humour… C’est un muscle, le cerveau, les idées et tout ça. Quand c’est enclenché, ça se met à rouler et honnêtement, il n’y a pas une semaine où je ne savais plus où m’en aller. Il y avait toujours quelque chose qui arrivait. Je ne te dis pas que je repartirais en écriture demain matin, mais oui, ça m’a donné le goût de continuer, et j’ai déjà une idée ou deux d’où j’aimerais aller! J’aime le mélange de fiction et de ma réalité. J’aime parler aux gens, dans l’anecdote et l’image: écrire des histoires avec des personnages, ce n’est pas pour moi! D’ailleurs, c’est aussi une autre façon d’aborder l’humour et j’aime beaucoup où ça m’amène! On va commencer par lancer celui-là et voir le succès qu’il va avoir, je croise mes doigts. Les gens me demandent déjà s’il y aura une suite et je leur réponds en riant: «Attendez de le lire! Oui, il y a des conseils, mais je ne sauverai pas votre mariage!»

Quelqu’un voit ton livre et a envie de l’acheter, te demande un conseil en amour, tu lui réponds quoi, vite comme ça?
Bien choisir l’endroit où on commence à cruiser! Je donne plusieurs exemples (à la buanderie, aux pommes, dans le trafic, en hiking, au salon funéraire), il y en a qui sont pour certaines personnes et d’autres qui ne sont pas pour soi… Il n’y a rien de pire que de faire du hiking si tu n’as pas le cardio pour le faire. Tu vas mourir en montant, ce ne sera pas mieux. Il faut bien cibler sa façon! Il y a des gens qui sont old school aussi. Les sites de rencontre, ce n’est pas pour tous, il faut aussi choisir ses combats là-dessus.
Qu’est-ce qui s’en vient pour toi?
Les Échangistes recommencent début avril, deux semaines plus tard à cause des Olympiques. J’adore travailler avec Pénélope! J’enseigne à l’École nationale de l’humour et je suis toujours porte-parole de NUX sciences (substituts de repas en poudre que tu ajoutes à ce que tu veux, 100% québécois, 100% naturel, faits et conçus ici) où je suis aussi partenaire financier. Ça fait deux ans qu’on existe, ça va super bien! J’avais la fâcheuse habitude de ne jamais déjeuner alors ça m’a vraiment donné un coup de pouce sur l’énergie. Je suis porte-parole alors je connais ça mais le côté business et marketing, à ma grande surprise je ne suis pas mauvais, j’aime ça!
Le carnet secret d’Alex – Coach de vie… amoureuse est publié chez les Éditions Michel Lafon et contient 200 pages (24,95 $ ici)!
Ça y est ! Après trois ans de niaisage sur les diverses applications de rencontres, vous avez enfin trouvé l’amour grâce à une amie qui vient d’allumer sur une de ses vieilles connaissances du cégep qui est célibataire. Vous avez envie de la brasser un peu en lui disant : «Comment ça que tu y as pas pensé avant ?!». Mais déjà l’euphorie de l’amour vous transporte, et vous la remerciez à grands coups de magnums de champagne en cadeau.
Votre tête et votre cœur sont en mode «monde merveilleux de Disney». Vous vous levez le matin en chantant de bonnes vieilles chansons des années 1980 comme si c’était de la poésie pure. Il vous arrive même de faire le moonwalk en vous rendant à la salle de bain pour faire votre pipi du matin. Vous regardez l’objet de votre affection baver sur son oreiller en dormant et votre cœur bat comme la batterie dans un solo de Kiss. Votre niveau de bien-être et de béatitude est tel que vous jasez avec des écureuils en sortant vos vidanges, vous éclatez de rire quand une fiente de pigeon vient se déposer sur votre épaule à l’arrêt d’autobus, vous avez envie d’aller aux pommes, vous cédez votre place dans le métro à une femme enceinte avec bonheur et entrain, vous lui donnez même une bine sur l’épaule en signe de connivence, ça ne vous dérange pas que votre pizza arrive frette et avec des maudits anchois, vous raffolez de vos voix merdiques dans un karaoké, c’est vous qui courez après ce jeune squeegee pour qu’il lave votre pare-brise avec son mélange plus que douteux dont on est mieux de ne pas connaître les ingrédients, ce n’est pas plus grave si vos bananes passent de vert à purée sur le comptoir en moins de quarante-huit heures, «Go! On se fait un pain aux bananes pour les lunchs», vous vous crissez maintenant de vos poignées d’amour, vous êtes prêt à recommencer Le trône de fer à partir de l’épisode 1 saison 1 même si vous êtes à jour, vous ne perdez même plus votre temps à regarder des photos de Justin Bieber sur Instagram, on baise sans compter et on se fout totalement des échauffements, maux de dos, maux de cuisses, draps sales, genoux râpés, chemises déchirées et élastiques de bobettes pétés. Bref… euuuh… ça va ben! Une bombe nucléaire pourrait exploser à côté de vous que vous prendriez une photo avec votre perle rare, le sourire fendu bord en bord de la face. Hashtag: plusbeauderniermomentàvie.