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Vincent-Guillaume Otis et son frère s’allient pour la déficience intellectuelle

Fans de District 31, patience! Le beau Patrick reviendra bientôt dans nos écrans…

Jeudi soir, c’est du côté du Cabaret Lion d’Or que le talentueux comédien Vincent-Guillaume Otis se retrouvait alors qu’il était à la barre de la toute première édition du Cabaret Singulier pluriel, un cabaret spectacle inclusif unissant des artistes professionnels du milieu de la déficience intellectuelle et des artistes établis de la scène québécoise. Le plus cool dans tout ça? Son frère Jean-Sébastien était avec lui sur scène pour animer la soirée!

«On était très fébriles d’animer la soirée ensemble, on avait bien hâte! Mon frère est arrivé la journée-même de Québec et moi j’ai écrit tous les textes d’animation. On a lu ça ensemble une fois et on en a parlé, puis dans l’après-midi, on a fait une générale! On est super contents de se retrouver ensemble sur scène et de pouvoir faire ça ensemble. C’est comme un cadeau qu’on se fait!», me confie Vincent-Guillaume en entrevue.


Pour l’occasion, Vincent-Guillaume – porte-parole national de la déficience intellectuelle – et son frère Jean-Sébastien, vivant avec une déficience intellectuelle, ont invité sur scène des compagnies artistiques professionnelles inclusives telles Les Muses, Joe Jack John, Les Productions des pieds des mains, Maïgwenn et les orteils, Danse Carpe Diem / Emmanuel Jouthe à se joindre à eux pour une soirée festive soulignant le travail extraordinaire de ces personnes.

«Quand j’ai commencé à faire ce métier-là, je me suis toujours dit qu’un jour je voulais épouser une cause qui me tient à coeur! Après que le film Babine soit sorti, celle qui était la chargée des communications de L’association du Québec pour l’intégration sociale m’a approché après avoir vu le film en me disant qu’elle avait trouvé mon interprétation très sensible. Elle m’a alors demandé si je voulais être porte-parole de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle. Elle ne savait pas à ce moment-là que mon frère avait une déficience intellectuelle et que j’étais très proche de cette cause. Alors moi, évidemment, quand on m’a offert ça, j’ai sauté là-dessus! Je pense que je suis… pas la meilleure personne, mais je suis très très bien placé en fait pour pouvoir en parler et pour pouvoir partager mes expériences avec les gens. C’est venu à moi! En quelque part, je suis un peu allé vers ça aussi, sans le savoir. Tout m’a mené vers ça! Ça fait 10 ans maintenant à peu près que je m’implique avec eux et à moins qu’ils ne veulent plus de moi, je ne les lâcherai pas (rires)!», me dévoile Vincent-Guillaume.

Les retrouvailles

Mélissa Désormeaux-Poulin et Gabrielle Marion-Rivard

C’était jour de retrouvailles pour les belles Mélissa Désormeaux-Poulin et Gabrielle Marion-Rivard, qui ont partagé la vedette dans le magnifique film Gabrielle de Louise Archambault: les jeunes femmes, qui jouaient d’ailleurs des soeurs à l’écran, ont développé une belle complicité sur le plateau de tournage! Vincent-Guillaume figurait aussi au casting de cet excellent film.

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Plusieurs artistes ont aussi pris part à l’événement tels que Michel Charette, Jean-Marie Lapointe, Laure Waridel, Damien Robitaille, La Gang à Rambrou, Luc De Larochellière et plusieurs artistes surprises.

«Pour être acteur, il faut avoir une ouverture d’esprit. Et de côtoyer des gens dévoués, qui se battent pour une cause, et qui ont cette ouverture par rapport à la différence, bien moi, ça m’aide dans mon travail, tout comme sur le plan personnel… ça me fait grandir! J’ai l’impression de donner un sens à mon métier et à ce que je fais comme artiste, de redonner. Tout l’amour que je reçois, ce qu’on me donne comme artiste du public, ça me permet de le redonner aux autres et à ces organismes et ces gens dévoués-là qui travaillent pour la déficience intellectuelle. Je vois le métier d’artiste d’abord comme un citoyen qui s’engage avec son métier!», ajoute Vincent-Guillaume!

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Anick Viau et Jean-Marie Lapointe
Tous les profits de la soirée serviront en totalité à la cause de la déficience intellectuelle pour diverses activités de sensibilisation et de formation, de défense de droits et de représentation, d’inclusion sociale et scolaire ainsi que de multiples initiatives locales et communautaires. Cet événement organisé par la Société québécoise de la déficience intellectuelle permettra de faire une réelle différence dans la vie de plus de 82 000 personnes vivant avec une déficience intellectuelle et leur famille.
«La déficience intellectuelle en tant que telle ou l’ouverture au combat qu’on mène pour intégrer les gens qui ont une déficience intellectuelle, c’est le même pour tous ceux qui sont des gens qui ont moins de facilité ou ces gens-là qu’on cherche à inclure… Après ça, qu’on parle de l’homophobie, du racisme, de tout ça… c’est toute la même base! C’est l’idée de vouloir faire connaître, d’essayer de faire tomber les tabous, l’ignorance, tout comme la peur de l’inconnu! Moi, mon frère m’a inculqué très jeune ces valeurs-là d’ouverture, l’idée d’aller vers l’autre, d’essayer de le comprendre au lieu de le rejeter et de se fermer à lui. Nécessairement, quand j’ai ces connaissances et que je grandis avec ça, je les transmets aussi à mes enfants… Mes enfants ont un oncle avec une déficience intellectuelle. Ici, chez nous, on n’a pas le choix d’accepter ces personnes-là comme des personnes à part entière. Après ça, il y a nécessairement une incidence sur tout le reste, sur tout le reste des problèmes qui sont liés à l’inclusion pour tous les autres types de personnes. Par exemple, j‘ai déjà vu mon plus grand revenir avec des amis de l’école, il était de l’autre côté de la rue et il ne me voyait pas… soudain, il y a une personne de petite taille qui est passée là et il y a des jeunes dans son groupe qui ont commencé à rire de lui: j’ai vu mon fils leur dire qu’ils n’avaient pas le droit de rire de lui et leur expliquer que c’est une personne comme une autre. J’ai fait « WOW! » et il était jeune là! Il avait 6 ou 7 ans! C’est quand même fort! C’est inculqué déjà, cette valeur-là. Alors je le vois! Après ça, comme je te dis, tout le reste, ça va couler de source!», conclut Vincent-Guillaume.

Pour faire faire un don à la Société québécoise de la déficience intellectuelle c’est par ICI.

Voyez toutes les photos de la soirée ci-dessous!

Pssssst! Le beau Patrice Godin, qu’on peut voir aussi dans District 31, vient tout juste de sortir son nouveau livre Sauvage, baby (tous les détails ICI)!

Crédit photo: Nicolas St-Germain
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