Salut! Ça va?
Ça va… crevée, vidée, aplatie, dégonflé, ratatinée. À l’intérieur comme à l’extérieur. À l’approche des vacances, est-ce la réponse que vous avez envie de donner pour faire comprendre à quel point la situation est critique?
Pas de recette aujourd’hui. Pas de routine miracle. Pas de produits dispendieux.
Juste une analogie et plusieurs questions à se poser pour mieux s’observer et faire des choix.
Et si la batterie de votre cellulaire représentait votre réservoir d’énergie quotidien? Cette petite icône que l’on surveille attentivement pour s’assurer qu’elle tienne jusqu’au soir. Est-ce que nos réflexes pour en prendre soin seraient les mêmes?
Légère anxiété à mesure que les petites barres disparaissent.
Chercher une prise.
Anticiper les recharges.
Activer le mode économie d’énergie au besoin.
Arrêter de penser que je peux «booster» la batterie à 300 % en prévision d’une grosse journée.
Même principe. Même gestion.
Reconnaître la zone rouge
Il reste 20 %. Une fatigue qui colle à la peau, qui s’installe doucement, presque en silence. Les signes sont là depuis un moment. Les ignorer jusqu’à ce que tout s’éteigne ou choisir de les écouter? Les symptômes d’un épuisement sont multiples et à différents niveaux: cognitifs, physiques et émotionnels/comportementaux. Voici quelques manifestations qui ne trompent pas:
- Le brouillard mental: même les tâches simples deviennent ardues
- Difficulté de concentration (et l’envie irrépressible de «scroller»)
- Bâillements fréquents
- Maux de tête
- Courbatures au réveil
- Irritabilité
- Perte d’intérêt pour à peu près tout
- Envie permanente de s’isoler
- Etc.
Qu’est-ce qui résonne? Cette liste non exhaustive montre bien que la zone rouge s’illustre différemment d’une personne à l’autre. Apprendre à reconnaître ses propres «notifications» demande du temps. Encore faut-il s’arrêter pour les observer et les lire lorsqu’elles apparaissent sur le tableau de bord.

Recharger… vraiment
Pas de grandes révélations ici, mais un rappel franchement primordial: la principale façon de faire le plein d’énergie repose sur 4 principes (simples en théorie, exigeants en pratique):
- Un sommeil récupérateur
- Une alimentation saine
- De l’activité physique régulière
- Et une gestion du stress consciente.
En période d’épuisement, ces 4 piliers devraient redevenir la priorité du plan de recharge. Non négociable le plus souvent du temps. Comment protéger son sommeil? Comment intégrer davantage d’aliments sains, plus souvent? Où glisser des périodes d’exercices? Qu’est-ce qui active l’anxiété et comment apaiser le système nerveux?
Et ensuite, on fait quoi?
Activer le mode économie d’énergie
C’est ici que ça devient intéressant. Le mode économie d’énergie, c’est un ensemble de moyens concrets, accessibles au quotidien qui permet de préserver ce qui reste… se maintenir au vert ou frôler la zone jaune!
Tout commence par un petit moment d’introspection (encore !). À vos listes! Une feuille blanche, deux colonnes. À gauche: les grugeurs d’énergie et à droite, ce qui en redonne. Ces listes varient d’un individu à l’autre, mais évoluent aussi dans le temps. C’est pourquoi l’exercice devrait être refait régulièrement. Un souper entre amies peut être énergisant… ou épuisant, selon le moment. Rien n’est figé. Tout compte, même les plus petites actions ou les détails qui semblent anodins.
Les grugeurs sont parfois subtils, encore là différents d’une personne à l’autre, et se cachent facilement dans le quotidien. Parmi les plus fréquents il y a: les écrans en continu (surtout sans intention), le multitâche constant, les horaires surchargés, sans pause réelle, les interactions drainantes, les décisions à répétition (même petites), le manque de temps seul, etc.
Et du côté droit, il y a les outils, ces précieux alliés, propres à chaque personne pour maintenir l’équilibre et gérer la décharge.
- Faire une micro-sieste
- Respirer consciemment
- Aller marcher
- Observer la nature
- Rire
- S’étirer,
- Se déconnecter
Maintenant que l’on sait ce qui aide à remplir et vider le réservoir, la prochaine étape est d’organiser son quotidien en conséquence et considérer le tout dans un angle un peu plus large qu’à court terme, à la semaine, voire pour le mois à venir.
Quelques stratégies
- Intégrer des micro-pauses restauratrices dans notre journée (1 ou 2 par jour !)
- Éviter/réduire/simplifier/déléguer les grugeurs d’énergie!
- Clarifier ses priorités
- Dire non (plus souvent!)
- Repenser les attentes liées à la productivité et la performance (même en vacances!)
- S’entourer de ce qui fait du bien!
Simple? Non, pas vraiment. Possible? Oui! Tranquillement, mais sûrement!
Et si cet été, l’objectif n’était pas d’atteindre le 100 %? Mais plutôt de se maintenir à 70 %. Un niveau d’énergie réaliste, plus stable… Et surtout durable. Parce qu’au fond, ce qui compte, ce n’est pas que la batterie soit toujours pleine, mais bien qu’elle ne soit plus complètement vide!