Pour Michelle Pfeiffer, la clé du succès réside en une chose bien simple: la famille passe avant TOUT!
2017 est synonyme de come-back pour Michelle Pfeiffer! En vedette dans pas moins de trois films cette année (The Wizard of Lies, Mother! et Murder on the Orient Express), l’actrice de 58 ans promet un retour fulgurant sur grand écran, alors qu’elle brillera de tous ses feux. D’ailleurs, la star semble en pleine forme!
Après avoir été une grande figure au cinéma et avoir joué dans des classiques tels que Scarface, Dangerous Liaisons, Grease 2, Married to the Mob et Batman Returns, Michelle s’est fait plus discrète ces derniers temps. Effectivement, la dernière participation de l’actrice à un film remonte à 2013, où elle a donné la réplique à Robert de Niro dans la comédie de Luc Besson, The Family.
Avec ses 40 années de carrière en poche, Michelle se confie au magazine Interview sur les raisons de son absence remarquée dans le monde du cinéma depuis les dernières années. C’est même le réalisateur de son tout nouveau film Mother!, Darren Aronofsky, qui a eu le plaisir d’interviewer la grande dame. Michelle a d’ailleurs tourné ce film à Montréal l’été dernier, aux côtés de Jennifer Lawrence (qui sort avec Darren Aronofsky depuis ce temps), Javier Bardem, Kristen Wiig et Ed Harris… c’est définitivement à voir, pour essayer de spotter des coins de notre belle métropole!
Habituellement très peu loquace lorsque vient le temps de donner des entrevues, Michelle Pfeiffer a senti le besoin de faire un effort cette fois-ci puisque le renommé réalisateur se trouvait en face d’elle et lui posait les questions.
Je me disais aujourd’hui: «Pourquoi est-ce que je hais tant que ça les entrevues»? (Aronofsky rit) Comment puis-je expliquer cela à ce pauvre Darren, qui doit m’interviewer… Je crois que c’est parce que j’ai cette peur constante en moi d’être une arnaque et que les gens le découvrent. C’est vrai. J’ai reçu un courriel dernièrement de Steve Kloves, qui a écrit et réalisé The Fabulous Baker Boys en 1989, et il me demandait comment se déroulait le tournage du film Murder on the Orient Express, que je venais de terminer avec Kenneth Branagh. Je lui ai répondu: «Oh, tu me connais, je suis encore en train de ruiner ce film»! En 1989, durant la première semaine de tournage de The Fabulous Baker Boys, je lui avais dit exactement la même chose…
Michelle Pfeiffer a toujours ressenti le fameux syndrome de l’imposteur! Née à Orange County, en Californie, elle a commencé à travailler très jeune, ce qui a teinté par la suite le cours de sa vie… et par le fait même, son métier d’actrice: «Je n’étais pas prête, je n’avais aucune formation. Je n’étais pas diplômée de Juilliard. J’ai appris sur le tas et j’ai toujours travaillé avec mon instinct. J’ai toujours pensé qu’on découvrirait la réalité… que je suis une impostrice et que je ne sais pas ce que je fais».

Depuis que ses enfants (Claudia Rose Pfeiffer, 24 ans, et John Henry Kelley, 22 ans) ont quitté le nid familial, Michelle a retrouvé l’envie d’être sous les feux des projecteurs. Bien sûr, maintenant, elle a tout le temps nécessaire pour participer au nombre de projets qu’elle souhaite et n’a pas besoin de complètement disparaître des radars hollywoodiens pendant de longues périodes, puisque ses enfants volent de leurs propres ailes.
Je n’ai jamais perdu mon amour pour le jeu d’acteur. Les tournages sont un peu comme ma deuxième maison. Je suis honnêtement une personne plus équilibrée quand je travaille. Mais, je faisais attention aux endroits où je tournais: combien de temps je devrais passer loin de ma famille ou si mon horaire fonctionnait avec l’emploi du temps de mes enfants. À un certain point, je suis devenue tellement sélective que j’étais rendue inemployable pour les réalisateurs. Et puis… je ne sais pas, le temps a passé. Et maintenant, vous savez, quand l’élève est prêt, le professeur apparaît. Je suis plus ouverte d’esprit à présent, parce que je veux vraiment travailler, parce que je suis à même de le faire. Ces dernières années, j’ai eu quelques opportunités vraiment intéressantes.
Et le Québec?
Disparaître des médias pendant un an après la venue de bébé? Ce n’est pas tout le monde qui puisse se permettre un tel luxe… et encore moins nos personnalités québécoises! Dans un texte très alarmant de La Presse en mars dernier, on y apprenait que des animatrices, comédiennes et chanteuses d’ici prenaient de très courts congés de maternité puisqu’elles avaient peur d’être oubliées ou même de perdre des contrats.
«Être enceinte, c’est presque un tabou en ce moment. Il y a des actrices qui attendent longtemps avant de le dire aux producteurs parce qu’elles ont peur de se faire couper des jours de tournage», dévoilait Jessica Barker, membre du conseil d’administration de l’Union des artistes.
Si l’on pense à Ève Landry, qui a accouché en début février et qui était déjà de retour sur les tournages de Salmigondis et Unité 9 un mois plus tard, on a de quoi être essoufflées pour nos stars québécoises…
«Je n’ai pas le droit de me plaindre, par respect pour mes amies et collègues qui ont perdu un rôle à la suite de l’annonce de leur grossesse, ou qui ne travaillent carrément plus par la suite. Je me considère comme très chanceuse», dévoile Ève.
Brigitte Boisjoli, qui doit mettre au monde une petite fille en juin, prévoit reprendre du service en août: «Il y a des gens qui me disent que je suis folle de recommencer en août, mais il ne faut pas oublier que je travaille pour moi, pour mon nom. Ça ne prend pas de temps au Québec pour être oublié».
Entre mettre sa carrière sur pause plusieurs années comme Michelle Pfeiffer et n’avoir que quelques semaines avec bébé pour nos stars québécoises, il devrait y avoir un juste milieu…





