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L’acceptation des autres, ça commence d’abord à la maison

Qu’on le veuille ou non, la façon dont nos parents voyaient la vie et en parlaient a eu une certaine influence sur notre propre façon de voir les choses en grandissant.

Les propos qu’ils tenaient à répétition, l’intensité de l’émotion avec laquelle ils les exprimaient…  Tout cela a laissé une certaine empreinte sur nous.

Heureusement, pour plusieurs, nous avons été capables de faire la part des choses en vieillissant et de valider nos propres vérités, mais force est d’admettre que nous n’avions pas cette capacité de discernement lorsque nous étions enfants, car, pour un enfant, ce que disent et font ses parents, c’est censé avoir du sens.

CE QUE NOUS DISONS ET FAISONS

Nous oublions trop souvent à quel point nous représentons un modèle pour nos enfants.  Ils se calquent sur nous, en nous regardant interagir avec eux, mais surtout avec les autres.  Par « autres », j’entends la famille, les amis, les collègues de travail et, bien entendu, les étrangers.

Si nous sommes du style à parler dans le dos de nos amis une fois qu’ils sont sortis de la maison, nous pouvons être certains que nos enfants enregistreront ceci et seront tentés de faire de même, et ce, inconsciemment.

Si nous dénigrons par envie ou jalousie.  Si nous jugeons fortement sans fondement.  Si nous ridiculisons tout ce qui pense et est différent de nous…  Tout cela affectera la pensée qu’ils entretiennent par rapport aux autres.

En réalité, ça n’est pas compliqué.  Nous enseignons, soit le respect, soit la critique et la diffamation.

Pour ma part, malgré une enfance assez chaotique, je n’ai jamais perçu de mes parents de haine gratuite envers tout ce qui était différent, ne pensait pas pareil et ne vivait pas pareil.  Pour tout dire, mes parents se nourrissaient des contacts qu’ils avaient avec les gens et je constate, aujourd’hui, que mon besoin de socialiser est directement relié à cette image positive qu’ils m’ont involontairement transmise.

QUAND L’INFLUENCE SE CONFIRME

Je sais bien qu’une fois rendus sur les bancs d’école, les enfants en viendront à subir l’influence des autres.  Toutefois, je suis persuadée que si nous leur avons inculqué de bonnes valeurs, ils finiront toujours par revenir à leurs racines.

Cela me fait penser à deux anecdotes survenues avec mon fiston alors qu’il était au primaire.  La première est qu’il m’avait signifié de lui-même qu’un « ami » n’avait jamais rien à manger pour la collation et, parfois, presque rien pour le dîner.

Nous avons donc décidé qu’il apporterait désormais deux collations et lui en offrirait une.  Même chose pour le dîner.  Un peu plus à manger dans sa boîte à lunch afin de partager avec un petit garçon qui – je tiens à le préciser – ne faisait même pas partie de son cercle d’amis.

L’autre histoire, c’est cette fois où il venait tout juste d’assembler son cadeau de Noël, un trois skis, et le voilà qui revient de sa glissade en me confiant qu’un des garçons de la rue, plutôt démuni et mal accepté des autres, avait demandé à ce qu’on lui prête une carpette pour pouvoir glisser lui aussi, mais tout le monde avait refusé.

C’est alors que mon fils avait généreusement accepté de lui faire faire la première glissade avec son trois skis tout neuf.  Wow!  Je n’aurais pas pu être plus fière!

Ce soir-là, et lors de nombreuses autres occasions, j’ai compris à quel point tous les discours que j’avais pu tenir sur le sens de la justice, de la tolérance, de l’acceptation et du respect de chaque être humain avaient laissé une petite empreinte dans le cœur de mon enfant.

Cela ne faisait pas de lui une personne parfaite, mais ça l’aidera sûrement à mieux s’accepter et à mieux accepter les autres.

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