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Je suis Gabrielle: Confessions d’une trans comblée

Lorsque je la croise sur les tapis rouges, je la trouve siiii belle et confiante! Et pour cause… elle est flawless!

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Le nom de Gabrielle Marion vous sonne une cloche? Active sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années, Gabrielle Marion y partage son expérience de jeune femme trans avec humour. Ses tutoriels beauté, ses storytimes et ses vlogs informatifs convient plus de 70 000 abonnés au coeur de sa réalité!

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Cette semaine, c’est entourée d’amis, médias et famille que la belle de 26 ans a dévoilé son tout premier livre, Je suis Gabrielle: Confessions d’une trans comblée. Dans ce premier bouquin autobiographique, Gabrielle boucle la boucle sur sa transition qu’elle a récemment complétée et elle se dit enfin prête à vivre sa féminité à 300%!

«Ce n’est pas du tout un livre de YouTubeuse!», défend-elle bec et ongles. «C’est vraiment un livre sur ma transition, mon parcours, tout en général… tout ce qui fait en sorte que je suis la femme que je suis aujourd’hui. Il y a beaucoup de choses croustillantes que je n’ai jamais dites à personne, que beaucoup de gens du secondaire vont être surpris d’apprendre. Mais ça, je vous laisse le découvrir dans le livre! C’est vraiment ma vie en détails!»

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Gabrielle a passé la dernière année à peaufiner ce premier ouvrage d’une grande sincérité, qui lève le voile sur l’univers méconnu de la transsexualité. Désormais bien dans sa peau, Gabrielle trace sa route comme elle l’entend et tente du même coup de démystifier les idées préconçues que les gens peuvent entretenir au sujet des personnes transsexuelles. De ses pensées les plus intimes lorsqu’elle avait six ans à sa transformation physique qui aura pris trois ans (elle aborde d’ailleurs sa transition, tout comme sa vaginoplastie), tout en passant par sa dysphorie de genre ou de corps, Gabrielle rappelle les étapes qui l’ont menée à la conquête de sa véritable identité et évoque les doutes qui ont surgi en chemin.

«J’explique mon womanhood, ma transition avant, pendant et après l’opération… ce livre-là s’adresse à n’importe qui, que ce soit quelqu’un qui vit la même chose que moi, quelqu’un qui est curieux et veut savoir ce que ça veut dire être transgenre ou même juste quelqu’un qui souhaite lire sur le sujet et en apprendre plus sur moi: une personne normale comme moi, qui vit dans une petite ville normale, qui n’a pas trois millions dans son compte de banque, et qui a réussi tout de même à devenir la personne qu’elle voulait! Ceux qui ont beaucoup de tabous par rapport à ça, je vous le conseille, car mon livre va vous ouvrir les yeux sur ma réalité et celle de plusieurs autres, tout en brisant beaucoup de tabous!»

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C’est d’ailleurs son meilleure ami PL Cloutier qui signe la préface du livre; le populaire YouTubeur (qui a lui aussi sorti un livre, l’an dernier!) a d’ailleurs été l’un des premiers à s’intéresser à l’histoire de Gabrielle lors de son coming-out il y a trois ans et la soutient dans sa transition depuis ce temps!

Si vous voulez aller piquer une petite jasette à Gabrielle, elle sera au Salon du livre de Montréal et de Québec dans les prochaines semaines. Son livre est disponible dès maintenant en ligne et en librairie! Voici des photos de son lancement…

Voici quelques extraits du livre:

«Ma transition part de loin. Elle part de mes plus jeunes pensées. J’ai vécu une enfance comblée de bonheur, même si je sentais que quelque chose clochait au fond de moi. Mes parents m’ont toujours trans-mis des valeurs positives et j’ai grandi bien entouré, avec juste assez de liberté.Même quand j’étais jeune garçon, j’ai toujours eu la certitude que j’étais une fille. D’ailleurs, ma mère m’a un jour ra-conté à quel point j’ai explosé de joie lorsqu’elle a décidé de m’enfiler la robe de la poupée grandeur nature de ma sœur. J’étais si jeune que je n’ai aucun souvenir de ce moment-là, mais ma mère affirme que ça m’a rendu extrêmement heureux ! C’est pour dire à quel point mon identité s’est imposée bien avant que je sois en mesure de faire des choix.19InnocenceJe ne me sentais pas différent au départ, mais plus le temps avançait, plus je me rendais compte que je ne pouvais pas être la personne que j’étais vraiment, ou plutôt que je désirais être

«L’enfance est une période d’innocence. On découvre la vie sans restriction, sans idée préconçue. C’est d’ailleurs généralement à ce stade que les premiers signes se manifestent lorsque l’identité de genre est différente de l’identité physique. En ce qui me concerne, j’ai vécu mon enfance de petit garçon avec joie et liberté. Je ne me sentais pas différent au départ, mais plus le temps avançait, plus je me rendais compte que je ne pouvais pas être la personne que j’étais vraiment ou plutôt que je désirais être. Et, comme tous les enfants, je n’avais aucune idée de la différence entre une fille et un garçon.»

 

Gabrielle entourée de sa famille!

«Étrangement, j’avais conscience de choses que seuls les plus vieux pouvaient comprendre. Par exemple, j’avais une énorme envie d’être enceinte ou de jouer à la femme en-ceinte. J’adorais m’inventer une famille dans laquelle j’étais la maman. Et ça me donnait encore plus envie d’avoir des seins ! Qui souhaite avoir des seins à 6 ans ? Un jour, en 1re année, on m’a même surpris à mettre des mouchoirs dans mon chandail pour me faire une poitrine. Mon enseignante m’a chicané : « T’es un garçon ! Ces choses-là ne se font pas quand on est un garçon ! » Je me suis tellement senti froissé ! Mais il faut croire que je n’ai pas pris au sérieux mon enseignante, puisque, par la suite, dès que j’avais l’occasion de jouer avec des ballons d’eau, j’en glissais deux sous mon chandail pour me créer une poitrine généreuse.»

«Récemment, je parlais de mon enfance avec mes parents et ma sœur, et ils m’ont fait prendre conscience à quel point les signes de mon identité féminine étaient évidents à l’époque. Durant toute ma jeunesse, je ne pouvais m’empêcher de m’habiller en fille ou de porter des accessoires féminins, même si j’en ressentais de la honte. Pourtant, mes parents ne m’ont jamais empêché d’exprimer ma féminité. À la maison, on ne m’a jamais dit «Non ! Ne fais pas ça», sauf quand nous devions sortir ou quand j’allais à l’école.Lorsque je songe à mon enfance, j’ai le sentiment que je suis née dans la famille idéale. Il y a beaucoup de chaleur humaine chez nous. Mon père, Jacques, et ma mère, Linda, ont travaillé fort pour que nous ne manquions de rien. Ce qui les rend le plus heureux, c’est de nous voir heureuses, ma sœur, Stéphanie, et moi. Même si mon père travaille dans la construction, un milieu qui peut être assez macho, il a toujours montré beaucoup d’ouverture face à ce que je vis et il m’accueille telle que je suis. Mes parents m’aiment et veulent que je sois heureuse. C’est le plus important pour eux.»

 

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Some people think luxury is the opposite of poverty. They’re wrong.It’s the opposite of vulgarity. ↬♕ -Coco Chanel

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Crédit photo: Valérie Gay-Bessette
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