Bains froids (cold plunge), saunas infrarouges, bottes de compression, pistolet et rouleau en mousse à massage, cryothérapie: pour se détendre, aujourd’hui, il y a une panoplie d’outils qui n’existaient pas hier. Mais dans un monde où le rythme se fait effréné et la culture encourage la performance, il peut parfois être difficile de prendre le temps. Une nouvelle tendance nommée slow recovery (la récupération consciente) nous oblige heureusement à ralentir.
Récupérer, plus payant que l’effort
Le fitness a souvent été associé à l’effort et à la discipline. Observée de plus en plus dans les salles de sport et sur les réseaux sociaux, une autre mouvance se dessine: la récupération devient tout aussi importante que l’entraînement. Selon une étude publiée dans le Journal of Strength and Conditioning Research, la réparation musculaire et les gains de force se produisent pendant la récupération, et non durant l’effort. Cette même recherche indique qu’un repos suffisant permet de continuer à progresser, tandis qu’en faire trop sans récupérer adéquatement peut, à long terme, freiner les résultats.
Alex Doré, kinésiologue et entraîneur, partage ces conclusions: «Aujourd’hui, tout le monde cherche des moyens pour diminuer son stress. La récupération permet de revenir à un état plus calme. Yoga, Pilates avec contrôle, massage, sauna sont tous moyens pour y parvenir.»
La récupération n’est plus une simple pause, mais une stratégie à part entière pour améliorer la performance et prévenir les blessures et la fatigue. «Elle repose sur deux aspects complémentaires: la récupération passive, comme le sommeil, le repos et la réduction de la charge mentale, qui aide le corps à se régénérer en profondeur, et la récupération active, comme les étirements, les mobilisations douces ou le cardio léger, qui favorise la circulation et diminue les tensions», souligne l’entraîneur. Alex nous rappelle que la récupération doit correspondre à l’intensité de l’entraînement. Bref, «You rest as hard as you train!», dit-il.
Aujourd’hui, récupérer devient stratégique. Les bases restent les mêmes: bien dormir, bien manger et bien s’hydrater. À cela s’ajoutent des outils comme les étirements, l’alternance chaud-froid ou encore la compression. Le slow recovery ne signifie pas d’arrêter, mais bouger autrement et en pleine conscience. Selon coach Doré, on privilégie des entraînements contrôlés et espacés accompagnés de périodes de repos.
4 astuces pour récupérer par Alex Doré
1. Reprendre le contrôle de sa respiration
Inspirer 4 secondes, expirer 5 secondes pour calmer le système nerveux.
2. Méditation en pleine conscience
Que ce soit via une application (par exemple, Calm, Petit Bambou, etc.) ou par soi-même, quelques minutes par jour suffisent pour réduire le stress.
3. Power nap stratégique
Une sieste efficace de 10 à 20 minutes pour recharger nos batteries.
4. S’accorder un moment de calme
Se poser dans un environnement sans stimulation pour diminuer le stress.
Se mettre dans le bain!
Concrètement, intégrer le slow recovery se définit par des expériences simples à tester selon ses besoins. L’objectif n’est pas d’en faire plus, mais de mieux choisir ce qui permet au corps et à l’esprit de récupérer efficacement. On oublie la performance, on mise sur le moment présent pour sa pratique.
Nos suggestions pour tester la récupération différemment:
– Cold plunge (bain froid): stimule la circulation et aide à réduire l’inflammation. À tester dans un spa, un centre de yoga ou chez soi.
– Massage avec pistolet (massage gun): relâche les tensions musculaires ciblées.
– Automassage (foam roller): améliore la mobilité et diminue les raideurs.
– Tai-chi ou mouvements doux: reconnecte le corps et la respiration.
Le slow recovery répond à un mode de vie trop exigeant. Fatigue, stress et surcharge mentale poussent à revoir notre approche du fitness. Et si la clé pour aller plus loin, c’était justement de ralentir?