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Photo Yannis Papanastasopoulos

Démystifions l’homosexualité avec le GRIS

« Bonjour, je m’appelle Cédric, je me considère comme gai et j’ai eu mon premier copain à l’âge de 17 ans. »

« Bonjour, mon nom est Florence, je m’identifie comme lesbienne. J’ai fait mon coming-out entre mes 15 et 20 ans. À 15 ans, j’ai dit que j’aimais les filles à mes amies très proches puis, à 20 ans, après être tombée en amour, je l’ai annoncé à tout le monde sur Facebook ! »

C’est en compagnie de deux intervenants de GRIS-Montréal que la première période d’un mercredi matin de mai a débuté, dans ma classe de 5e année primaire.

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Depuis la rentrée scolaire, j’aborde le thème des différentes orientations sexuelles avec mes élèves à l’aide d’albums et livres jeunesse et de discussions ouvertes avec eux. Ils connaissent mes amies lesbiennes qui viennent d’avoir leur premier bébé, par exemple. De plus, dès la rentrée scolaire, lorsque je parlais à un élève de son futur, je disais toujours: lorsque tu seras plus grand et que tu auras une amoureuse ou un amoureux… et je continue toujours de parler ainsi avec tous mes élèves. En septembre, ils étaient surpris; en novembre, ils esquissaient un petit sourire et dès décembre, aucune émotion, car ils se sont rendu compte que c’est juste normal de penser ainsi.

Mais des questions sur l’homosexualité, ils en ont. Ils en ont plusieurs. Mes collègues de 5e, 6e et moi avons donc demandé à des intervenants du GRIS-Montréal de rencontrer nos élèves.

Le GRIS?

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Le GRIS-Montréal (Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale) est un organisme communautaire à but non lucratif qui démystifie l’homosexualité et la bisexualité par la méthode du témoignage. Ils rencontrent les jeunes à partir du 3e cycle du primaire jusqu’aux universitaires. En 2018-2019, grâce à leurs 250 bénévoles, ils ont réalisé 1154 interventions, dont 549 sur l’île de Montréal.

Mon expérience

Des intervenants du GRIS visitent ma classe depuis de nombreuses années. C’est toujours une période géniale, car remplie de simplicité, d’honnêteté et de confidences. Cette année, les intervenants Cédric et Florence sont venus saluer mes élèves et surtout, répondre à leurs questions. Ils ont d’abord démystifié quelques mots : hétérosexualité, homosexualité, bisexualité, homophobie et homoparentalité. Ils se sont ensuite brièvement présentés avant de répondre à toutes les questions. Dès leurs premiers pas dans la classe, par leur bonne humeur et leurs intérêts face aux jeunes, ils ont su créer une atmosphère intime et rassurante.

Ce qui m’a le plus étonné, ce sont les premières questions posées. Des questions qui n’avaient aucun lien avec l’homosexualité. Est-ce que vous faites du sport? Vous êtes de quelle origine?

Comme si, dans le fond, ça n’avait aucune importance. Mon coeur de prof s’est dit qu’il avait fait un bon travail.

Puis, Christiana a osé et on a appris si Cédric et Florence désiraient se marier, si être gai est un choix, si leurs parents avaient bien réagi suite à leur coming-out, si les personnes transsexuelles pouvaient avoir des bébés de façon naturelle, si Cédric était à l’aise de tenir la main de son amoureux dans tous les pays qu’ils visitent, comment ils ont su qu’ils étaient gais, s’il est possible d’avoir du support si nos parents n’acceptent pas notre orientation, etc. Les deux intervenants ont toujours su répondre à ces questions avec aisance et sincérité. C’était vraiment un moment propice aux échanges et tous ont apprécié cette période.

Je suis certain que certains de mes élèves ont été rassurés et que les convictions de certains autres ont été changées. Après leur départ, je n’ai entendu aucun commentaire négatif, bien au contraire, ils ont trouvé Cédric et Florence vraiment cool !

C’est Joshua, un de mes élèves, qui a conclu cette rencontre de façon amusante: il faut juste apprendre à se connaître, comme dans le film Shrek 3 !

Pourquoi devenir bénévole au GRIS?

J’ai eu la chance de discuter avec un autre intervenant, Éric. Il m’a dit : “J’ai choisi d’être bénévole, car depuis longtemps je cherchais un organisme qui faisait une différence dans le monde. J’ai moi-même été intimidé à l’école et je me disais que c’était la meilleure façon pour moi de redonner à la communauté. Si je fais changer la perception d’un seul élève dans une classe, c’est déjà un succès !”

Prochain volet?

Nous pourrons bientôt entendre: « Bonjour ! Je m’appelle Sam, j’ai 38 ans et je suis une personne trans ». Le GRIS prépare un nouveau volet avec des intervenants et intervenantes trans et non binaires. Ils sont d’ailleurs à la recherche de personnes s’identifiant ainsi et qui désireraient s’impliquer au sein de cet organisme.

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