logo youtubelogo vimeologo twitterlogo rss logo instagram logo fb simplezoom 2heart 2minimal leftminimal rightcheck boldemail 84ic local printshop 24px launch 11 cart simple button playapple logo spotifylogo linkedinmirror cloud download 95logo pinterest
Crédit photo: Valérie Lebrun

Martine et le boys club

Les boys club, ça vous dit quelque chose? Vous en avez possiblement entendu parler après le passage remarqué de la professeure et écrivaine Martine Delvaux à Tout le monde en parle dimanche dernier. Elle y présentait son nouvel essai Le boys club publié la semaine dernière aux Éditions du remue-ménage.

Épingler

Qu’est-ce que le boys club? Le terme nous vient des clubs privés qu’il y avait ici jadis et en Angleterre. Les membres étaient des hommes blancs, hétéros, de même classe sociale et influents. Aujourd’hui, le boys club prend la forme de regroupements formels ou informels d’hommes de même classe sociale, blancs et hétéros qui brassent des affairent et s’échangent de l’information, de l’argent et des femmes. Ils sont en politique et dans les entreprises et ils nous contrôlent en quelque sorte.

Dis de même, ça semble quand même abstrait, mais moi, j’ai pu clairement en voir un exemple ce matin. Étant moi-même privilégiée, j’en suis consciente, je me suis rendue dans une clinique privée haut de gamme de Montréal pour recevoir quelques vaccins et en tant que femme, j’ai été, tout l’avant-midi, en minorité visible dans la salle d’attente. 80% des patients qui se sont présentés à la clinique étaient des hommes blancs assurément d’une classe sociale élevée. C’est que la clinique voyez-vous compte parmi sa clientèle une majorité de hauts cadres d’entreprises qui peuvent se permettre de payer pour des bilans de santé, des analyses et des examens médicaux. Ce matin, j’ai vu de mes yeux le plafond de verre et ça m’a trotté dans la tête une bonne partie de la journée.

Qu’est-ce qu’on dit à nos filles?

En route vers la radio, je me suis demandé ce que je devrais dire à mes filles pour les aider à briser ce plafond de verre. Ne trouvant pas les mots, j’ai appelé nulle autre Martine Delvaux et lui ai demandé conseil. Voici ses trois recommandations :

  1. Arrêtez de vous poser 1000 questions et reconnaissez tout de suite votre valeur. Arrêtez de stresser, de vous demander toujours si vous êtes assez bonnes et foncez! Ne doutez pas de vous et oser demander à accéder à des postes élevés même s’il n’y en a pas d’affiché.
  2. Continuez d’étudier et n’écoutez pas quand on vous dit qu’il y a plus de filles dans un programme ou autre discours discriminatoire du genre. Vous avez votre place. Vous avez travaillé. Vous l’avez gagné.
  3. Et vous les femmes, apprenez à reconnaître les boys club et ne vous laissez pas écarter. Que ce soit un match de hockey entre collègues ou encore une partie de poker auxquels les filles ne sont pas invitées, il se brasse inévitablement des affaires à votre insu. Imposez-vous dans les relations d’affaires en allant par exemple aux activités de réseautage.

Je vous dis tout ça bien rapidement, mais pour comprendre davantage, je vous invite à écouter le balado que j’ai fait avec Emmanuelle Létourneau et à lire le livre de Martine Delvaux, Le boys club que vous pouvez trouver ici. Ce balado enregistré avec Françoise Girard pourrait aussi faire vibrer votre fibre féministe.

Du même auteur

Martine et le boys club