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On ne change pas

On ne change pas… Êtes-vous d’accord avec cette phrase (ou ces paroles de Céline?) Perso, j’ai l’impression d’avoir beaucoup changé en trente ans depuis la sortie de Bye Bye. Reste que l’équipe mode de Mitsou Magazine a insisté pour me faire revenir dans le temps avec une séance photo bien spéciale pour revisiter mes premières images de chanteuse.

Comme une enfant forcée de mettre sa tuque et ses mitaines en novembre, j’ai revêtu, en chialant, des vêtements semblables à ceux que je portais à l’époque de mon premier album El Mundo et de mon second, Terre des hommes avec Dis-moi, dis-moi. Tout ça pour satisfaire les membres de mon équipe qui devaient avoir une moyenne d’âge de 5 ans à l’époque de la sortie de mon premier album.

Chapeau: Fumile chapelier | Jeans: Topshop | Soutien-gorge: Wacoal | Veste: rétro

Finalement, j’y ai pris plaisir, parce que comme en 1988, j’ai commencé à créer, sans avoir de limites. Je me rappelle quand je magasinais sur la rue Mont-Royal, à 17 ans, pour me trouver des fruits en plastique, des pompons et des fleurs pour décorer mon chignon après avoir commandé une robe à mon ami, le designer Andy Thê-Anh. Je me souviens avoir demandé à mon oncle Pierre Gélinas qui travaillait alors en création de décors de cinéma de me fabriquer un faux cornet de crème glacée pour poser sur ma première couverture d’album (j’aurais d’ailleurs dû le garder, ce cornet!). La création de concepts était ma nourriture, mon moteur. Comme Alice au pays des merveilles, je m’étais imaginé un monde en couleurs et certains d’entre vous ont sauté dedans à cœur joie.

À l’époque, je ne bénéficiais pas d’une équipe comme aujourd’hui (j’étais pas mal moins occupée aussi!). Je n’avais aucun budget styliste pour m’aider à me créer une image et c’est tant mieux. C’est peut-être parce que tout ce que j’entreprenais était si unique que l’on m’a remarquée. J’allais dans des friperies pour trouver les tenues les plus éclatées et je dépensais une petite fortune en magazines importés d’Europe pour m’inspirer (souvenez-vous, il n’y avait ni Internet ni Instagram dans le temps!). C’est pourquoi quand les médias me qualifiaient de chanteuse préfabriquée, je ruais dans les brancards. Ma pop à moi était fabriquée maison!

Épingler

Il y a aujourd’hui deux énormes boîtes dans le fond de ma salle à débarras. Je dois surmonter une tonne de boîtes de déménagement et d’équipement sportif de la famille pour l’atteindre. Cela m’enlève toute inspiration d’aller y jeter un coup d’œil. Dedans, une tonne de ces costumes y sont emballés. Un jour, je vous les montrerai. Ce qui manque par contre, c’est le chapeau de cowboy original. Je ne sais plus où je l’ai égaré. Nous avons d’ailleurs dû en faire faire un pour mon numéro spécial de la Saint-Jean-Baptiste qui aura lieu le week-end prochain en direct des Plaines. En attendant, on s’est amusés avec la réplique, question de renouer avec la sensation…

Et pour le chapeau original, c’est pas grave. Je le retrouverai. Sinon il y a Internet.

J’ai pris des risques, j’avais du front tout le tour de la tête. Mais ça, c’est l’apanage des kids qui se cherchent et qui veulent prouver à la terre entière qu’ils ont une valeur. Je le sais, j’ai une ado qui veut toutte à la maison. Elle a aussi la drive de 3 mustangs. Les chevaux, pas les chars… C’est ce que mon cowboy préfère. Mais sans blague, c’est si beau de voir des chevaux sauvages courir librement avant qu’ils entrent dans l’enclos… de la vie adulte. Les artistes sont comme ça aussi. Surtout quand ils sont jeunes et fous

Chemisier à fleurs: Alex et Marie | Jeans: Topshop | Chapeau rétro créé par Les Relookeuses

On ne change pas…

Mais certains angles se transforment au contact des gens, des relations et des expériences qui nous façonnent peu à peu. Ce qu’il reste de moi à 17 ans? Ma créativité et ma vision que j’exerce encore chaque jour. Que ce soit en réunion de production pour imaginer un nouveau projet, une nouvelle aventure ou écrivant ici pour mon magazine, je crée constamment. Je prends plaisir à photographier des sujets ou même à filmer des vidéos pour illustrer un propos. Mon adrénaline, je la reçois en dose quotidienne à la radio où j’anime depuis 17 ans. Les projets changent, mais la signature reste. Un peu comme quand on est enfant et que l’on tente de créer la sienne avec un crayon, couchée sur un papier. On imagine ce que l’on voudrait devenir comme adulte. De ce barbot se dessinent des lignes, une direction qui nous suivra peut-être à jamais.

Épingler
Robe noire avec tulle: La petite robe noire

Je me suis parfois éloignée de ma propre signature, en tentant de me conformer à la société. J’espérais être «comme tout le monde» en oubliant que «tout le monde» est unique. Pour revenir au thème de la chanson qui a tout commencé, heureusement que le cheval sauvage a réalisé à temps que son enclos n’était pas barré.

Aujourd’hui, je sais que je suis plus heureuse et vibrante en vivant en accord avec mon essence. Je promets que c’est ce que je vous servirai pour la suite des choses.

Cheers, santé, merci de m’avoir suivie et… on continue un autre 30 ans!

Le spectacle de la Saint-Jean-Baptiste sera diffusé en direct à compter de 21 h 30 à Télé-Québec et rediffusé le lendemain.

Idée originale: Les Relookeuses
Photographe: Marï Photographe assistée de Francis
Maquillage: Sébastien Sauvage
Coiffure: Romain Le Moelic

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