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Andrej Lisakov/Unsplash

Conseils pour mieux s’aimer

On parle beaucoup d’apprendre à s’aimer, mais j’ai toujours pensé que, pour y arriver, il faut d’abord savoir à quoi on s’attaque. Il faut reconnaître ce qu’on n’aime pas chez soi… et comprendre pourquoi.

Évidemment, il peut parfois s’agir simplement d’un ressenti. On ne se sent pas adéquat face aux autres. Mais je pense que toutes les questions, même les plus complexes, ont une réponse quelque part. Et je vous invite à regarder du côté de votre enfance pour mieux saisir pourquoi vous avez grandi avec cette impression de ne pas être assez et cette conviction que, lorsqu’on n’est pas comme les autres, on ne mérite pas autant d’être aimé.

Si je prends mon propre exemple, certaines circonstances de mon enfance ont contribué à me faire sentir inintéressante, non digne d’attention et d’affection.

Ici, il peut s’agir de mots qu’on a entendus, de gestes posés envers nous… ou tout simplement d’une impression, d’une interprétation fondée sur le langage corporel de ceux qui ont participé à notre éducation.

On va se dire les vraies affaires: même si un parent affirme aimer ses enfants de façon égale, ça se sent — ça se perçoit — lorsque le courant passe moins bien avec l’un d’entre eux.

Et ce qu’il y a de malheureux, c’est que ce ressenti viendra teinter toutes nos relations jusqu’au jour où nous réaliserons que, finalement, on ne peut pas plaire à tout le monde… et que nos parents, notre famille, en font parfois partie.

Car, oui, il existe cette obsession de «fitter» dans le moule pour être accepté et aimé par ces personnes. Je parle ici d’obsession parce que, de mon point de vue, il faut cesser de croire que la famille représente nécessairement les personnes les plus importantes de notre vie. Les plus influentes, peut-être… jusqu’à ce qu’on réalise que le mot famille peut aussi s’étendre à des amitiés qui dureront parfois toute une vie; à un cercle dans lequel nous nous permettrons enfin d’être nous-mêmes et de constater qu’en fin de compte, nous avons de la valeur.

S’aimer soi-même, mode d’emploi

Alors, mon premier conseil en matière d’amour de soi est de nous distancier de tout ce qui nous empêche de déployer nos ailes. Le second, c’est de se rappeler qu’il est tout à fait normal de ne pas avoir d’affinités avec certaines personnes et que, bien souvent, ces personnes peuvent être nos parents ou notre fratrie.

Cessons de culpabiliser et de nous accrocher à cette image parfaite de la famille que l’on retrouve au cinéma. Apprenons plutôt à bâtir notre propre famille qui, je le répète, peut être constituée d’amis, de collègues de travail ou de voisins.

Mais surtout, faisons des efforts pour devenir une version de nous-même qui nous plaira à nous. Une version avec laquelle nous nous sentirons à l’aise, qui nous apportera de la confiance et nourrira notre estime personnelle.

Le jour où j’ai décidé que j’en avais assez de vivre dans les souliers d’une personne qui ne s’aimait pas, j’ai réalisé qu’on ne peut pas changer le passé, mais qu’on a un certain pouvoir sur l’avenir. Il suffit parfois de mettre en place quelques petits changements pour voir à quel point les autres — mais surtout nous-même — nous regardent autrement et se comportent différemment avec nous.

Pour être honnête, le manque de confiance, ça se ressent… et ça repousse. Nous sommes naturellement attirés par l’équilibre, et les gens qui s’aiment dégagent quelque chose d’incroyablement attirant.

Je ne dis pas ici qu’ils ont plus de valeur que ceux qui marchent la tête baissée par manque d’aisance en public. Mais ce qu’ils projettent donne envie d’en savoir davantage sur eux.

Oui, il y a une certaine lumière qui émane des personnes fières et satisfaites de ce qu’elles sont. Mais cette lumière est accessible à tout le monde. Il suffit de changer la perception que nous avons de nous-mêmes.

Si on entre dans une pièce avec la certitude qu’on n’appartient pas à ce groupe et que personne n’aura envie de venir nous parler, il y a de fortes chances que cette croyance influence notre attitude et nos interactions. Nos pensées façonnent souvent la façon dont on se présente au monde.

Lorsqu’on transforme notre intérieur — ce que nous croyons profondément —, notre environnement extérieur finit souvent par se transformer lui aussi.

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LES PROPOS EXPRIMÉS ICI N’ENGAGENT QUE L’AUTEURE ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT LE POINT DE VUE D’UN PSYCHOLOGUE OU AUTRE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ MENTALE.

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