Dans mon tout dernier livre, Ma vie amoureuse de caca de chien, je raconte à quel point j’ai toujours eu l’impression de devoir demeurer disponible pour cette personne spéciale qui, un jour, allait entrer dans ma vie.
Je m’explique.
Chaque fois qu’un homme m’intéressait, l’excitation faisait rapidement place au doute. Le doute qu’il ne soit pas celui qui était destiné à partager ma vie. L’élu.
Il ne s’agit pas d’un raisonnement conscient ou intellectuel. C’est un ressenti profond, difficile à expliquer, mais bien réel.
J’ai longuement réfléchi au pourquoi de cette sensation et je crois avoir trouvé une partie de la réponse dans ce qu’on appelle le bagage transgénérationnel. J’ai d’ailleurs écrit un ouvrage sur le sujet, si cela vous intéresse. Je vous explique comment vous le procurer à la toute fin de cet article.
Ma théorie est que je porte en moi un ressenti qui appartenait à ma mère. Elle racontait souvent son histoire d’amour avec un certain Moïse, mais il n’était pratiquement jamais question de mon père dans ses confidences. Moïse, cet homme avec qui elle avait vécu une relation avant qu’il parte travailler au loin.
Il y a aussi cet autre ressenti qui m’a toujours habitée: la conviction que je serais capable d’attendre mon homme pendant vingt ans, s’il le fallait. L’idée d’une relation à distance, avec très peu de contacts, a toujours exercé sur moi un certain attrait.
Pour être honnête, ces deux ressentis ont toujours été extrêmement souffrants. J’avais l’impression de ne jamais pouvoir m’investir pleinement dans une relation parce qu’au fond de moi, je ressentais que cette personne n’était «pas» celle qui devait faire partie de ma vie.
Au cours de mon existence, il n’y a eu qu’une seule exception et je pense qu’on peut davantage parler d’un fantasme que d’un véritable projet amoureux susceptible de se concrétiser. C’était, en quelque sorte, une autre façon de ne pas m’autoriser à vivre une véritable histoire d’amour avec un homme bien réel.
Aujourd’hui, je ne peux pas affirmer avec certitude si ces programmations sont encore présentes en moi puisque, depuis plus de trois ans, j’ai décidé de me choisir. J’ai décidé d’apprivoiser ma vie de célibataire.
Il faut dire que j’ai passé une grande partie de ma jeunesse à attendre après l’amour… À nourrir des attentes qui ont engendré beaucoup d’anxiété, de frustration et, surtout, qui m’ont empêchée de vivre pleinement le moment présent.
La beauté de tout ce processus est qu’il m’a permis de découvrir une vérité que je n’aurais jamais crue possible: il est tout à fait envisageable de ne pas être en couple, de ne pas être amoureuse et, malgré tout, de se sentir entière, complète et profondément comblée.
Et ça, à mes yeux, c’est une liberté qui n’a pas de prix.
Je vous invite à découvrir deux lectures parfaites pour la rentrée: Ma vie amoureuse de caca de chien et La face cachée de l’iceberg. Ces deux ouvrages sont disponibles sur Amazon ainsi que dans ma boutique en ligne jackiebhamilton.com.
LES PROPOS EXPRIMÉS ICI N’ENGAGENT QUE L’AUTEURE ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT LE POINT DE VUE D’UN PSYCHOLOGUE OU AUTRE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ MENTALE.