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Coup de cœur pour Holly Humberstone

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’assister à un concert acoustique privé de Holly Humberstone dans les bureaux d’Universal Music et j’en ai eu des frissons. Tout d’abord grâce à sa présence, sa force tranquille, son attitude à la fois douce et rebelle, puis sa voix, juste, intimiste, aussi douce qu’assumée. La connexion avec cette artiste est instantanée. Qu’on le veuille ou non, on entre dans son univers dès les premières notes de musique.

Qui est Holly Humberstone?

Native d’Angleterre, cette autrice-compositrice- interprète a remporté le prix Rising Star aux Brits Awards (l’équivalent de la découverte de l’année à l’ADISQ) en 2022. Après un album et trois EP, elle vient tout juste de faire paraître son nouvel album, Cruel World. Taylor Swift et Olivia Rodrigo l’ont choisie pour faire la première partie de certains de leurs récents spectacles.

Son premier album était mélancolique, pop et un peu gothique. On la sentait vulnérable et en période de transition vers l’adulte qu’elle allait devenir. Holly a trouvé le bonheur et l’amour et cela se s’entend dans son tout nouvel album.

J’ai eu la chance de discuter avec cette artiste aux multiples talents.

Comment as-tu découvert ta passion et ton talent pour la musique?

J’ai réalisé que j’aimais la musique à un très jeune âge. Je n’ai jamais été une première de classe, mais j’étais très créative. Je dansais beaucoup, c’était ma grande passion. Je crois que c’est grâce à la danse que j’ai découvert la musique. Mes parents ont créé le meilleur des environnements pour mes trois sœurs et moi, un cocon dans lequel on pouvait évoluer, chacune à notre façon. Mes deux parents sont médecins, mais ont un côté très artistique. Mon père aime la poésie et ma mère adore jouer du piano et du violoncelle. On a grandi dans cet univers et ils nous laissaient beaucoup de place et de temps pour jouer et être créatives. J’en suis très reconnaissante.

Tu étais donc bien entourée et quelle chance d’avoir des parents qui encouragent ton talent naturel!

Oui, tout à fait, c’est une chance. Mes sœurs sont toutes aussi créatives. Chacune à leur façon. Une d’elle confectionne des vêtements, une autre est joaillière et l’autre est autrice. J’ai suivi les pas de ma mère et me suis dirigée vers le piano. Je ne crois pas qu’on naît prodige en musique. Mais je pense que si on aime vraiment quelque chose, qu’on pratique sans cesse et qu’on y met tout son cœur, on va s’améliorer et dénicher notre propre couleur, notre propre talent. Je dois vraiment tout à mon père et à ma mère.

Qu’écoutiez-vous comme musique à la maison?

Nos goûts étaient très éclectiques. Paul Simon, Fleetwood Mac, Prince et Regine Spektor jouaient beaucoup. Ma chanteuse favorite a longtemps été Céline Dion.

Une Québécoise!

Oui! Et quand je déambule dans les rues de Montréal, j’ai toujours l’impression que je vais la croiser à chaque coin de rue! Je suis certaine que ça arrivera un jour!

Photo: Silken Weinberg

Tu viens de lancer ton nouvel album, Cruel World. Qu’est-ce qui t’a inspirée dans la création de ces chansons?

C’est un projet tellement différent de tous mes précédents. Tellement de choses me sont arrivées en même temps et je suis finalement à un point dans ma vie où je suis heureuse. J’avais envie de partager cette joie à travers mes chansons et célébrer à quel point je suis privilégiée de pouvoir faire le plus beau métier du monde. J’ai quitté la maison familiale et j’ai redéfini ce que le mot famille signifiait pour moi. En déménageant, j’ai replongé dans mes souvenirs d’enfance et ai redécouvert qui j’étais. Dans cette industrie, on regarde toujours vers l’avant, on se demande quoi faire de plus, quel sera le nouveau projet. Cette étape dans ma vie m’a permis de prendre une pause et de plonger dans mes souvenirs. Je suis entourée de gens inspirants et de tant d’amour. En entrant en studio, j’ai suivi mon instinct et j’ai produit ce qui semblait le plus naturel. J’ai tellement eu de plaisir en tournée aussi que je voulais ajouter beaucoup de couleur à cet album. Je ne voulais plus faire de chansons où je me plaignais. Je désirais créer de vraies relations humaines avec mes fans par la musique.

En écoutant ton nouvel album, j’ai justement ressenti beaucoup de bonheur et un brin de nostalgie.

Je suis assurément nostalgique. Je déteste le changement. Non, j’en ai peur. Je suis encore jeune, je n’ai que 26 ans, mais même le fait de vieillir m’effraie. Je sais, je dois me calmer, sauf que je suis vraiment consciente du temps qui passe. Par exemple, ma mère a 60 ans et a l’air d’une ado de 14 ans, mais je sais qu’elle vieillit. Je sais que ça fait partie de la vie mais le temps m’effraie.

Comment penses-tu adapter ces nouvelles chansons à la scène?

Quand je les ai enregistrées, je pensais justement à cela. J’aime tellement être sur scène alors, en studio, j’ai voulu travailler avec de véritables instruments. Je voulais que mon album ait ce côté live. Ce sera donc facile de transformer ces chansons car j’ai créé l’album dans cette optique.

À quoi peut-on s’attendre à ton spectacle du 4 juin au Théâtre Beanfield, à Montréal?

J’ai bien hâte de revenir à Montréal! Je vais tenter de créer un safe space pour tout le monde. J’espère aussi pouvoir créer des connexions et que ça se ressente dans la salle. J’aimerais que tous les spectateurs créent des liens, qu’on célèbre nos propres forces et qu’ils en ressortent encore plus heureux. Je veux que les gens se sentent bien, qu’ils pleurent s’ils le désirent, qu’ils rient, qu’ils s’exclament. Je veux juste que tout le monde s’y sentent bien.

Cruel World est disponible sur toutes les plateformes.

Les billets du spectacle sont en vente ici.

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