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Le dernier qui sort éteint la lumière

C’est comme une drogue! Je me dis toujours que je n’écouterai que les premières minutes d’une émission de téléréalité, mais une fois que l’épisode est commencé, impossible de ne pas le terminer. Chaque fois, c’est la même chose: je m’alloue que 5 minutes et, 45 minutes plus tard, je suis encore assis sur mon sofa, les yeux rivés vers l’écran.

Qui, devant son téléviseur, n’a pas observé et jugé des gens qui cuisinent et qui votent pour le meilleur repas ou encore d’autres qui sont à la recherche de l’amour dans les prés ou tout nus, en pleine campagne? Certains concurrents tentent de survivre, semaine après semaine, dans la jungle tandis que plusieurs célébrités partagent avec les téléspectateurs les hauts et les bas de leur quotidien coloré. Ces émissions nous accrochent.

Et si notre vie de famille devenait plus intéressante que ce que l’on retrouve dans les téléréalités? C’est ce que l’auteur Simon Boulerice nous propose dans son roman jeunesse Le dernier qui sort éteint la lumière.

Deux jumeaux, Alia et Arnold, âgés de bientôt 13 ans sont accros de téléréalités. Ils habitent avec leurs deux pères, qu’ils surnomment avec beaucoup d’affection Poupa Édouard et Papou Julien.

Pour l’anniversaire des jumeaux, Édouard et Julien ont pris l’importante décision de leur dévoiler, sous forme de lettres, qui d’entre les deux est leur père biologique. Ils y racontent également, avec beaucoup de tendresse et d’humour, leur rencontre et leur parcours amoureux. Les 13 lettres sont personnelles et remplies d’humour et de références à la culture pop. Nous, lecteurs, prenons autant de plaisir qu’Arnold et Alia à les lire, l’une après l’autre.

Arnold et Alia vivent dans une famille homoparentale unie et ils se reconnaissent dans leurs deux parents. Arnold a la forme du visage, la discrétion et l’orgueil d’Édouard, mais il rit aussi fort que Julien et possède, comme lui, un deuxième orteil disproportionné. Arnold et Alia se rendent rapidement compte qu’ils sont la somme des deux. Mais génétiquement, ils n’ont qu’un père. Est-ce que le fait de le connaître changera les liens si forts qu’ils ont entre eux?

L’auteur Simon Boulerice m’a permis, le temps d’une lecture, d’entrer dans la maison de cette famille différente, mais comme les autres, où l’amour et l’humour règnent. Il m’a ému et m’a fait rire, mais il m’a surtout questionné sur les liens familiaux.

La journée qui a suivi la lecture du roman, je me suis demandé: et si mon père, celui qui m’a montré à patiner, à pêcher et à skier n’était pas mon vrai père biologique, est-ce que je l’aimerais autant? La réponse fut spontanée: oh que oui! C’est ce genre de questions que le roman vient nous poser.

Plusieurs enfants ne connaissent pas leur parent biologique ou encore, n’en connaissent qu’un. Pourtant, très nombreux sont ceux qui s’épanouissent dans leur famille où le lien génétique n’est pas présent. Un manque est-il ressenti? Une quête d’identité est-elle en marche?

Il y a des rencontres qu’on n’oubliera pas et celle de cette famille épanouie est une de celles-là.

Je vous invite également à rencontrer Nathan et ses deux mamans ainsi que d’autres familles homoparentales qui sauront vous toucher.

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