logo youtubelogo vimeologo twitterlogo rss logo instagram logo fb simplezoom 2heart 2minimal leftminimal rightcheck boldemail 84ic local printshop 24px launch 11 cart simple button playapple logo spotifylogo linkedinmirror cloud download 95logo pinterest
Montage: I-Kai Chen

3 artistes coup de cœur

J’aime la musique. Elle me parle, elle me fait vibrer, elle m’émeut.

J’aime aussi les découvertes musicales, les rencontres, les coups de cœur inattendus et les surprises.

Je tenais à vous présenter trois artistes qui, chacune à leur façon, ont attiré mon attention. Leurs albums jouent en répétition à la maison!

JXSSE

Photo: double_cheese67

Il y a quelques semaines, l’artiste Ultra Stellaire m’a parlé de JXSSE et m’a fait parvenir une de ses chansons. Dès que j’ai entendu les premières notes de musique et qu’elle a commencé à fredonner Would you be my, be my, be my Valentine?, j’ai été conquis. Une voix unique et intrigante sur une musique éclectique. C’était vraiment unique et accrocheur. J’ai voulu découvrir cette autrice, compositrice et interprète et, surtout, démystifier son univers. J’ai rencontré une jeune femme aux influences et au parcours hyper intéressants.

Comment décrirais-tu ta musique?

Ma musique est comme un mélange de grunge et de hip-hop avec des éléments électroniques. J’aime explorer. J’aime penser que j’ai l’attitude de Doja Cat avec la voix de Kurt Cobain. J’aime aussi la musique alternative. De base, j’ai appris à jouer du piano à deux ans. J’ai passé mon enfance et mon adolescence à faire de la musique. Ma voix est venue appuyer tout cela.

Pour cet EP, tu as collaboré avec Ultra Stellaire…

C’est moi qui écris toutes mes paroles et ma musique avec ma guitare. Pour mon EP Valentine, j’ai présenté mes chansons à Ultra Stellaire, il a fait un beat dessus et a ajouté sa touche magique, à sa manière, et ça fonctionnait trop bien! C’est lui qui a produit l’album.

Qu’est-ce qui t’a inspirée dans la création de tes chansons?

Ma rupture et ma séparation ont été la source d’inspiration de Valentine. C’est pour ça que je parle d’amour, de rapprochements, mais aussi de cœur brisé et de gens qui partent. Créer cet EP a été ma façon de guérir, de passer à travers cette période difficile. Après cette rupture, je me suis retrouvée seule. Rencontrer des nouvelles gens me manquait. Je parlais avec ChatGPT! Il m’a suggéré de revenir à la phase du petit chaton d’avant et il avait raison.

Je trouve tes chansons à la fois éclectiques et cohérentes.

Je vis ma vie en planant et j’ai mon propre univers dans ma tête. J’essaie de le faire transparaître dans ma musique!

Valentine, de JXSSE, sur l’étiquette WAAAVY RECORDS est disponible sur toutes les plateformes.

Caracol

Photo: minusculemarie

C’est au Anatha Fest que j’ai découvert Caracol. Elle animait un atelier de sonothérapie. Une aura de bonheur l’entourait. Une fois rendu à la maison, j’ai découvert, à mon grand bonheur, qu’elle chantait également. En solo, puisqu’elle a auparavant fait partie du duo DobaCaracol.

Caracol me fascine. C’est une autrice, compositrice, réalisatrice et multi-instrumentiste, une chanteuse à la voix enivrante, mais ce qui vient me chercher avant tout, c’est elle, tout simplement. Par sa prestance, sa musique et ses propos, on ne peut que se sentir bien. La vie semble belle, positive, colorée et rythmée.

Son nouvel album, Sound System, vient tout juste de sortir et j’avais le goût de discuter avec elle de son processus de création.

Parle-moi de la création de Sound System

Sound System a le côté globe-trotter qui me représente bien. Il y a un aspect reggae, musique globale, et ça, ça fait partie de mes racines. Il y a aussi de l’électronique, que j’adore. J’ai l’impression qu’avec tous les invités qu’il y a dans l’album, ça représente bien mon bagage musical des 20 dernières années. C’est comme si j’avais fait un condensé de tout cela, tout en restant au goût du jour. C’est rare que je m’écoute, mais celui-là, il me donne un bon feeling. Moi aussi, il me fait sourire.

En 2023, j’ai été très malade et, dans ma guérison, j’ai redécouvert ma passion pour la vie et pour la musique. Je me suis transformée dans cet album-là. Symboliquement, c’est un album important pour moi.

Tu as invité de nombreux musiciens qui proviennent de tous les coins du monde…

J’y vais par intuition. Ma mère vient de la Suisse, mon père est natif d’Uruguay, j’ai habité au Vermont, en Colombie-Britannique, j’ai voyagé beaucoup en Europe, en Amérique du Sud… C’était important que l’album mette de l’avant mes racines multiculturelles et en même temps, qu’il représente le Montréal d’aujourd’hui avec toutes ses couleurs. J’ai rencontré plusieurs musiciens qui participent à cet album pendant des tournées dans d’autres pays. J’avais le goût de partager ce projet avec eux.

Tu réalises aussi pour d’autres artistes!

Oui, nous sommes peu de réalisatrices musicales féminines, mais peu à peu, il y en a plus. Je fais partie d’un réseau international, le Réseau mondial pour productrices musicales. Ça crée des rencontres importantes. Par exemple, c’est avec Tuulikki Bartosik d’Estonie et Mica Hourbeigt d’Argentine que j’ai écrit et co-réalisé ma chanson Free. Il y a un peu de tous mes voyages dans cet album-là.

Qu’est-ce qui te fait vibrer?

Un grand besoin de reconnexion avec la nature. Par ma musique, je ressens une responsabilité de partager un message de reconnexion, de retour à l’essentiel. D’avoir une responsabilité planétaire. Le monde a besoin de ça! J’ai toujours ressenti cela, mais là, je suis rendue à une place dans ma vie où j’ai le goût de créer de la musique qui peut guérir et transformer les gens. La sonothérapie est aussi venue nourrir ce côté-là. J’ai découvert la faculté de transformation et de guérison qui se cache derrière les fréquences sonores. Cela influence ma musique. J’espère amener du beau et du bien.

C’est réussi, car ton album a cet effet positif chez moi.

Je suis contente que tu me le dises, car ma musique est plus intentionnelle. Je vois ça comme un geste politique de faire de la musique. Music is a weapon, disait Bob Marley. Je le comprends de plus en plus.

Sound System, de Caracol, sur l’étiquette LADY MUSIC/KARTEL MUSIK est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes.

Vanessa Paradis

Elle va bien, Vanessa Paradis. Dans son nouvel opus, Le retour des beaux jours, cette femme et artiste nous envoie une grande dose de bonheur.

Vanessa, je l’aime depuis qu’elle chantait à côté d’un fameux taxi jaune conduit par un certain Joe. J’admire son authenticité et son audace. Je l’ai rencontrée à deux reprises et, à chaque fois, les mêmes émotion: la simplicité, la douceur et un brin de douce folie.

Vanessa a le don de bien s’entourer. À chaque album, un nouveau collaborateur, une nouvelle ambiance. Il y a eu entre autres Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz, Matthieu Chedid et c’est maintenant au tour de son ami Étienne Daho. C’est aussi un album familial, car son fils Jack signe la musique d’Éléments. Lily-Rose, quant à elle, signe le texte I Am Alive et y prête sa voix.

Le retour des beaux jours figure dans le top 5 de mes meilleurs albums de tous les temps, tous artistes confondus.

Cet album s’ouvre de façon magistrale, avec un véritable orchestre sur lequelle se pose sa voix de miel. Soudain, j’entre dans la lumière. Le souffle court. Le cœur battant. Une entrée réussie! S’enchaînent ensuite des chansons à la fois soul, jazz, hip-hop, pop et, comme dans tous ses albums, flotte une influence des années 60 et 70. Vanessa a décrit cet opus de cette façon à l’émission spéciale du Quotidien: «Je voulais un disque très cinématographique, comme un voyage. Il y a beaucoup d’habillage sonore et des sons un peu magiques. Plusieurs chansons ont d’ailleurs été enregistrées à Abbey Road, le studio mythique où les Beatles ont enregistré leurs chansons.»

Los Angeles est la ville d’adoption de Vanessa et elle dédie à cette ville une chanson, Les initiales des anges. «J’ai passé tellement de décennies à L.A. Il y a eu de tout, tellement de vie, de bonheur, de larmes. L.A. m’a permis de faire plein de choses. J’étais une maman anonyme donc, j’étais maman à 100 % et c’était génial. Là-bas, j’avais du temps pour lire des livres, pour écrire des chansons, pour faire du sport, pour m’occuper de moi. Plus que quand on est très entouré», a-t-elle encore raconté

Élégie m’émeut beaucoup. Elle y chante le deuil, un hommage touchant à son père, le premier homme de sa vie. Avec le son rétro et les notes de piano, c’est bouleversant. À l’opposé, Les épines de mon cœur me fait danser avec des sons inspirés des années 70 et un vidéoclip en noir et blanc sympa qui fait penser aux bonnes années de Musique Plus. Ça marche!

Chaque chanson possède son propre univers et vient chercher une émotion distincte. C’est un album romantique, lumineux et nostalgique qui nous fait croire que les beaux jours sont juste là, devant nous.  Merci Vanessa!

Le retour des beaux jours, de Vanessa Paradis, sur l’étiquette Universal Music est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes.

Nous vous proposons

Du même auteur

3 artistes coup de cœur