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Les soeurs Dufour-Lapointe se lancent en affaires!

Le pouvoir des trois: trois filles, trois soeurs, trois personnalités uniques! Ensemble, elles forment un tout indestructible depuis leur tendre enfance.

À peine revenues des Jeux olympiques de Pyeongchang et de plusieurs coupes du monde par la suite, les populaires skieuses de bosses ont décidé de se lancer en affaires en mettant sur pied un projet qui célèbre autant leur unicité que leur complémentarité. Avec les Créations 3SDL, les filles souhaitent nous montrer que les soeurs Dufour-Lapointe vont vivre au-delà du ski! Chaque pièce de la collection «Soeurs» possède une histoire, une raison d’être. Symbolisant la force, l’unité et la beauté du trio, les filles nous présentent leur tout premier bébé, le collier «Soeurs»!

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Vous réalisez un rêve en vous lançant en affaires, parlez-moi un peu de votre premier collier?

Justine: Le collier «Soeurs» est notre premier item. C’est un peu comme notre classique! Comment ça a commencé en fait… ça fait quasiment un an et demi qu’on travaillait sur un site web et il nous fallait un logo! Il fallait donc s’entendre les trois pour être d’accord sur la même chose! Dans le fond, il s’agit de trois triangles, trois triangles de formes différentes parce qu’on est trois filles complètement différentes (à notre avis, même si on se ressemble pas mal (rires)!), unis au coeur! Pourquoi des triangles? Parce que notre mère nous a toujours dit qu’à trois, si on se serrait les coudes et qu’on se tenait très fort, on formait un triangle, et qu’il n’y a rien qui pouvait faire tomber ça! Le collier représente vraiment notre unité et notre force ensemble.

Chloé: Ce n’est pas un secret, on tripe sur la mode depuis toujours et on avait le goût célébrer l’alliance qui nous unit les trois, tout en faisant nos premiers pas dans le monde de la mode. Aussi, depuis 2014, il y a beaucoup de gens qui veulent une petite partie de nous, un item qui représente nos valeurs, notre style de vie, nous trois dans le fond… ils seront donc comblés!

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Est-ce que vous comptez lancer une collection complète de bijoux, de vêtements?

Chloé: Il va y avoir la suite qui va arriver prochainement… et c’est sûr qu’on ne veut pas juste se fermer aux bijoux! Pour l’instant, c’est notre entrée dans le monde de la mode avec un objet que l’on aime particulièrement et dont on est fans au quotidien puisqu’il voyage facilement avec nous! Oui, dans le futur, on aimerait aussi développer une ligne de vêtements ou quelque chose du genre. Je pense que chaque item qu’on veut créer et partager sur notre site, on souhaite qu’il raconte une histoire en lien avec nos vies, notre carrière ou nos personnalités. On veut vraiment incorporer notre compagnie, les Créations 3SDL, à nos vies.

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Maxime: Les colliers sont disponibles en or (Justine), argent (Chloé) et en or rose (Maxime), pour nous rappeler justement les couleurs du podium! Ceux qu’on porte, ce sont les prototypes, donc on les avait avant les Jeux et on les a portés aux Jeux en Corée! Donc, ça avait une signification encore plus grande, de se dire qu’à tous les matins on portait notre collier. C’était comme le lien visible qui nous unissait. Pour nous, ce projet-là nous permet d’être ensemble au-delà du sport. Puis c’est tellement le fun travailler ensemble, on a tellement une belle dynamique qu’on veut la préserver et qu’elle serve à autre chose. Ce qui est vraiment fascinant, c’est de voir que tout ce qu’on a appris en tant qu’athlète (la discipline, les objectifs, la persévérance), ce sont toutes des choses qui servent dans l’entrepreneuriat.

Comment êtes-vous en tant que femmes d’affaires?

Maxime: Chloé, c’est vraiment notre designer, elle a le goût et l’oeil. Justine se concentre plus sur ce qui est marketing et réseaux sociaux, l’image… moi, c’est vraiment plus stratégie, administration, je prends toutes les idées et je fais un plan avec ça! Même nos parents sont impliqués et nous aident là-dedans. Notre mère, c’est au niveau des finances, et notre père, les relations de vente avec les fournisseurs. C’est vraiment le fun d’avoir encore là un projet, un petit bébé familial. Il y a eu le ski qui a été de famille, et là on se lance là-dedans aussi, comme on a fait, avec énormément de passion!

Chloé: Le bijou est double plaqué laiton! Et il a un traitement aussi hypoallergénique… Et il est brossé! C’est plus facile à agencer avec des bijoux qu’on porte… peu importe qu’il soit lustré ou mat. Allez visiter notre site pour toutes les infos et aussi notre nouvelle page Instagram qui va chapeauter toutes nos créations!

Justine: C’est déconseillé de le porter à l’entraînement, mais moi je l’ai porté à l’entraînement (rires)! Ils sont légers et pas fatigants… ils ne sont pas «accrochants» et ils ont une extension! C’est le début d’une nouvelle aventure!

En mode survie

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Comment qualifieriez-vous votre dernière année?

Maxime: C’est une année qui nous a beaucoup fait grandir, qui nous a fait «maturer» en tant que fille à femme! C’était la première fois qu’on était en contact avec la maladie grave, le cancer, et je pense que lorsque ça nous arrive, on n’est jamais prête à ça… Ça remet tout en perspective, ce qui est important ou non dans ta vie. Ça a été un défi de continuer à s’entraîner et à garder le moral à travers tout ça, de voir jour après jour notre mère malade tout en devant continuer à skier en vue des Olympiques. Être finalement les cinq à Pyeongchang, avec nos parents, ça a été une victoire en soi!

Justine: On se levait tous les matins et on faisait juste penser: «Ok, qu’est-ce que je peux faire aujourd’hui pour être encore plus préparée pour aller aux Jeux olympiques?» Et là, du jour au lendemain, ça change! Ce n’est plus ça ta priorité finalement. On avait une sorte de vie parallèle où l’on était en «mode survie»: c’était traitement après traitement, aller porter notre mère à ses traitements, être là pour elle, la voir changer dans tout ça parce que la maladie transforme quelqu’un… C’était très difficile aussi de perdre le support que notre mère a toujours eu pour nous, celle qui était là comme gérante, qui nous attendait en bas de la pente de ski, celle qu’on pouvait appeler à toute heure du jour et de la nuit quand ça ne va pas, lorsque tu t’es chicanée avec tes sœurs ou tes coachs… On inversait maintenant les rôles en étant présente pour elle le plus qu’on pouvait, en prenant soin d’elle et la supportant. Elle était tellement faible qu’on ne pouvait pas lui demander plus… ça, ça été dur pour chacune d’entre nous, de devoir prendre sur nous et se dire: «Non! On va devoir être autonome pour la prochaine année, s’entraîner et garder ces moments pour nous-mêmes!» Je pense qu’on a réussi à survivre et se battre parce qu’on était ensemble, on se tenait les coudes, on se tenait entre sœurs. Ma médaille d’argent, c’est une victoire pour nous cinq!

Chloé: Je me souviens d’une journée en été où elle avait tellement froid, elle était en souffrance, et on essayait de la divertir pour que sa journée soit moins plate et longue. On se sentait mal quand on n’était pas là pour elle; quand on était en camp d’entraînement, on était déchirées, parce qu’on devait focuser sur nos exercices. Dans un sens, la vie fait bien les choses parfois et Maxime, qui a dû se faire opérer à la hanche, était là pour elle, en plus de notre père qui a fait un travail colossal: il a tenu le fort! Ça été une année difficile parce que tout ce qu’on pensait, c’était: «Il faut que notre mère vive et on va tout faire pour l’aider». Lorsqu’on a appris qu’elle était en rémission, on a pu commencer à respirer un peu et se concentrer sur notre sport… Mais, un choc aussi émotif dans une vie, ça laisse des traces et on ne revient pas nécessairement aussi facilement de ça qu’on le voudrait. À un certain point dans notre saison, ça devenait lourd à porter, parce qu’on savait que les questions des journalistes allaient venir, les «Qu’est-ce qui se passe avec votre saison? Vous êtes habituées de performer et vous n’avez pas les résultats escomptés… pourquoi?» On s’est senties prêtes à en parler avant Mont-Tremblant et ça nous a fait beaucoup de bien.

Justine: Le poids était devenu trop lourd à porter pour nous trois et c’est pourquoi on a décidé d’en parler, expliquer aux gens pourquoi on a passé un an à se battre dans une rivière à contre-courant! Quand on l’a dit à la télé, c’était une libération, le secret n’en était plus un et ça a fait un bien fou!

Le Québec vous a envoyé une véritable vague d’amour à la suite de cette annonce. Veut veut pas… tout le monde connaît quelqu’un, de près ou de loin, qui doit composer avec la maladie!

Maxime: Il n’y a personne qui s’attend à ce qu’on soit parfaites et ça ça fait du bien, de pouvoir dire «Regardez, on n’est pas des superwomen, c’est ça qu’on vit présentement!» On fait de notre mieux! D’avoir comme réponse: «On vous comprend tellement les filles et on est là pour vous, on vous aime pareil et vous êtes géniales!» c’est super, je pense que c’est une force qu’on a amenée avec nous aussi à Pyeongchang et qui nous a aidées aussi à traverser les épreuves du cancer du poumon de notre mère… C’est un cancer de stade 4, ce n’est pas des blagues, ses rémissions sont suivies aux trois mois et le cancer va toujours faire partie de nos vies maintenant. Je trouve que d’avoir été honnête, d’en avoir parlé, ça a mis un gros baume sur notre coeur!

Justine: On a moins le sentiment d’être toutes seules là-dedans. Le cancer, c’est un mot parfois tellement tabou! Qui fait peur! Tu as l’impression que tu es seule avec ça et tu ne peux pas en parler autour de toi. Là, on l’a dit, et on a reçu tellement de messages! De l’avoir dit, de voir tellement de gens qui vivent le cancer… il y en a dans toutes les familles! On a reçu un message qui m’a vraiment touché: une petite fille qui s’appelle Justine comme moi, qui fait du ski acrobatique, et dont le père est tombé malade cette année… et elle nous remerciait d’en avoir parlé, car elle se sentait moins seule! Je n’aurais jamais cru que ça aurait pu aider quelqu’un d’autre, juste d’en parler!

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Maxime, tu as eu une opération à la hanche dernièrement, comment vas-tu?

Maxime: Je dirais qu’aujourd’hui, je suis pas mal à 95% normale. C’est sûr que c’était quand même un bon défi, de revenir à mes 100% pour aller aux Jeux olympiques en dedans de 8 mois! Ce processus-là était vraiment le fun parce que j’ai appris tellement d’autres choses en dehors de mon sport, comme prendre soin de moi, récupérer plus rapidement, j’ai vu un tas de spécialistes et j’ai aussi fait des recherches qui m’ont aidée dans mon ski aussi! Mais en fin de compte, j’ai manqué un petit peu de temps pour me qualifier… la partie la plus difficile a été les courses, en revenant, parcequ’à chaque course, alors que je me voyais progresser et que je voyais que je montais une marche à chaque jour, le résultat venait, mais pas assez. Jamais assez pour dire: «OK, je vais me rendre!» À chaque course, c’était de me relever, de prendre mon courage et de recommencer en me disant que je devais continuer de briser des murs et de bâtir ma confiance. Quand le verdict est tombé que je n’allais pas aux Jeux, c’est sûr que c’est venu avec un lot d’émotions, mais en même temps je me suis dit: «OK, maintenant c’est fini, j’ai fait tout ce que je pouvais et je n’ai aucun regret».

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Parfois, la vie ce n’est pas toujours souligné par une médaille ou par le fait d’aller aux Jeux olympiques! Il existe d’autres sortes de victoires, comme tout le cheminement que j’ai fait, le courage et l’attitude que j’ai eus. Et ça ne veut pas dire que si ça ne finit pas comme je veux, ben ce que j’ai accompli dans les quatre dernières années n’avait pas de valeur. Je voulais tout de même aller à Pyeongchang, surtout pour supporter mes sœurs! Je savais aussi à quel point ce qui s’était passé dans notre famille les avait affectées émotivement et mentalement. Parce que j’étais dans le même état. Pour moi, c’était important de leur donner les meilleures conditions de performance possible. Je posais des questions, j’écoutais, j’étais libre si elles voulaient me parler. Je voulais aussi leur enlever de la pression, parce que les Jeux olympiques, on fait le choix de se faire une bulle, de ne pas parler aux médias. Et là, moi dans le fond je devenais accessible, alors je me suis dit que moi j’allais offrir ma disponibilité et parler aux médias, parler un peu de ce que je sais de mes sœurs. Je connaissais tellement l’arrière-scène, comment ça se passe, et avec ce que j’avais déjà vu d’elles au camp préolympique, c’était suffisant pour aller parler dans les médias. Et je pense que ça a bien servi tout le monde et ça a donné aussi un sens à mes Jeux olympiques de pouvoir continuer à les aider, même si… c’était dans un rôle différent! Pour la suite, j’ai besoin de prendre une pause, de prendre soin de mes hanches… Je n’ai pas encore décidé pour le ski et je ne me base pas là-dessus… Je trouve que j’ai besoin d’encore plus de temps pour bien mûrir ma décision. Et avec tout ce qui s’est passé cette année, j’ai besoin d’un temps de repos avant de décider. Je place un peu mes pions pour m’ouvrir des opportunités et voir un peu ce que j’ai envie de faire et d’avancer là-dedans, peu importe ce que ce sera.

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Un autre de vos rêves, c’est d’avoir une émission de télé…

Maxime: Rien n’est impossible pour nous!

Justine: En tant qu’athlète, on a toujours vécu dans ce style de vie où tu dois te faire des objectifs, te dire ce que tu veux faire dans la vie pour les atteindre et tu t’entourer de personnes pour arriver à tes fins!

Chloé: On adore la télé! On voyage chaque année à travers l’Europe, le Japon, la Chine. On fait le tour de la planète toutes les années. Alors c’est sûr qu’on voit plein de belles choses et on tripe! Lorsqu’on est en voyage de ski, on va parler de mode, on va partager nos coups de coeur, on va visiter… c’est bien rare qu’on parle de notre sport quand on voyage. Et on a tout le temps des projets et tout, et ça serait super de justement avoir un concept de télé où l’on pourrait aborder ces sujets-là!

Maxime: Les radios, on en a fait un peu plus dernièrement et c’est vraiment le fun! Ça aussi, il y a une belle ouverture! Il y a peut-être un peu moins de cadre que la télé, alors ça c’est le fun pour peut-être montrer notre côté un peu plus fofolle! Mais je pense qu’il y a tellement de côtés à notre personnalité qu’on n’a pas encore montrés et qu’on veut développer. Chaque chose en son temps! Et quand on va avoir un bon concept (et c’est sûr qu’on est ouverts si des gens veulent nous proposer quelque chose) en lequel on croit, on va se lancer là-dedans!

Pour précommander le collier «Soeurs» des soeurs Dufour-Lapointe, c’est par ICI (39,99$)!

Crédit photo: Karine Paradis
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