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Elle et moi de Marie-Mai: «Je connais ma valeur maintenant!»

La page est tournée! Après une absence sur disque de quatre ans, Marie-Mai revient en force avec son sixième album Elle et moi. Après le succès de son premier extrait Empire, puis Je décolle, Marie-Mai aborde en toute transparence le chemin qu’elle a parcouru ces dernières années en tant que femme, mère et artiste.

Inspirée, bien entourée et assumée comme jamais, l’auteure-compositrice-interprète revient sur les dernières années qui ont été ponctuées de moments charnières. Ses paroles traduisent le regard qu’elle lance maintenant droit devant, après doutes, remises en question et grandes décisions. Créant des paroles et des mélodies sans compromis, entre Ste-Adèle, Berlin, Montréal et Toronto, Marie-Mai propose avec Elle et moi des textes personnels et une pop raffinée, aux couleurs modernes et électros.

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Marie-Mai, Elle et moi est la chanson-titre de ton nouvel album. «Elle», qu’est-ce qu’elle a différent de toi?

Elle et moi, on n’a pas grand-chose en commun (rires)! Elle fait partie de moi, c’est le parallèle entre l’artiste et la femme, c’est la dualité entre les deux. «Marie-Mai», la chanteuse, c’est quelqu’un qui n’a pas le droit à l’erreur, à l’insécurité, elle doit performer à tout coup, avoir les bons mots en tout temps. Elle porte le poids d’être un modèle parfait sur ses épaules. Longtemps, j’ai été comme un mur de béton, et ce n’est pas nécessairement mal, car c’est grâce à cette partie-là de moi que je suis rendue où je suis maintenant: c’est elle la fonceuse, qui veut toujours plus grand, qui veut continuer de s’accomplir toujours un peu plus, et je la remercie pour ça. Mais… je te mentirais si je te disais que ça a seulement été bénéfique pour moi. Je pense que le fait d’être toujours en contrôle, ça a aussi fait que les gens n’ont fini que par voir cette partie-là de moi. Ils ne voyaient plus ma personne en dessous, le coeur qui bat, la fille qui se couche comme tout le monde le soir avec des insécurités et des peurs. Ça aseptisait qui je suis et ça me rendait unidimensionnelle, comme si je n’étais que ça. À un moment donné, il y a eu carrément un décalage entre comment je me sentais en tant qu’être humain et ce que je faisais comme job, parce que je n’avais jamais le temps de m’arrêter deux secondes pour me demander: «Est-ce que je suis encore à la même page? Est-ce que je suis en accord avec ce que je fais, qui je suis?» Quand ça va bien, on ne veut pas prendre le temps de s’arrêter! Tant que ma carrière allait bien, j’allais bien. Avec du recul, je ne changerais rien de ça, mais je pense qu’il arrive un moment dans la vie où tu n’a pas le choix de te poser ces questions-là, sinon ça te rattrape… moi ça m’a rattrapé, ça m’a mis dans un paquet de situations que je n’avais pas vu venir et ça m’a forcée à prendre du recul et à me dire que j’avais besoin de faire du travail sur moi-même pour savoir ce que je voulais, ce qu’il me restait à accomplir, comment je pouvais devenir une meilleure personne, une meilleure femme et artiste. Ça a été le plus gros travail que j’ai fait dans les dernières années. Aujourd’hui, avec toute mes convictions, je suis capable de dire que j’ai trouvé l’équilibre… et je ne veux jamais le perdre. C’est ce qu’il y a de plus important! Je ne veux plus jamais mettre ma carrière de l’avant pour sacrifier mon coeur et mes valeurs.

Ton nouvel album raconte comment tu t’es réappropriée ton image, ta renaissance en tant qu’artiste mais aussi que femme, et aussi toutes les remises en question par lesquelles tu es passée, tout comme le chemin que tu as parcouru durant les deux dernières années qui a forgé ta personnalité!

J’apprécie que tu l’aies vu comme ça aussi, parce que de l’intérieur, c’était exactement ça. De l’extérieur, ça a pu avoir l’air soudain, tout ça, parce qu’il y a eu une suite de changements, qui ont déboulé vers quelque chose de nouveau. Mais moi, de l’intérieur, je ne suis pas quelqu’un qui prend des décisions sans avoir réfléchi. Chaque pas que je faisais en avant, je me rapprochais de qui je suis aujourd’hui. Avec tout le respect que j’ai pour ce que j’ai accompli, à un moment donné, on n’a pas le choix d’avancer! Il fallait que je trouve un moyen d’être en accord avec ma vie de femme, mes envies personnelles et ma carrière, tout en sentant que j’étais entourée des bonnes personnes. J’ai dû passer à travers le chaos, vivre des périodes de vide où je me sentais seule au monde, pour enfin retrouver l’équilibre. J’avais besoin de ce vide-là pour faire le ménage, repartir sur une page blanche, et mon album, c’est une réflexion de ça aussi! Je voulais me représenter aux gens, parce que je n’aurais pas pu faire un album juste en disant que j’ai des belles chansons avec des belles paroles. Non! Il y a tellement de trucs qui se sont passés entre mon dernier album et celui-là, quatre ans de ma vie, qu’il fallait que je mette les gens à la même page que moi. Il faut qu’ils comprennent ce qui s’est passé et il y a quand même un fil conducteur à travers chacune des chansons. Dans une ère où on vit aux singles, aux EPs, on sort une toune ici et là, je trouvais ça le fun aussi qu’il y ait un genre de concept.

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Quand tu te regardes dans le miroir aujourd’hui, qu’est-ce que tu vois?

Mon dieu… Je vois une fille imparfaite, qui n’a pas peur de faire des erreurs, une femme qui plus que jamais est inébranlable dans sa confiance. Je parle de moi à la troisième personne, mais j’ai vraiment la conviction que je suis à la bonne place, au bon moment. J’ai pris des chemins qui allaient me challenger là-dedans, vraiment… qui allaient me mettre des bâtons dans les roues. Ça m’a ouvert tellement de portes! Puis à chaque fois que je prenais un risque, je me disais «Une chance que j’ai fait ça!» parce que je me suis prouvée que j’étais capable. De fil en aiguille, c’est ça qui a fait en sorte que des opportunités sont apparues, sans même que je ne les vois venir. Dans la vie, il ne faut pas avoir peur de se faire peur (rires)! Il ne faut pas avoir peur de se faire confiance et de parier sur soi. Quand tout le monde essayait de m’amener dans des directions différentes et quand je me suis rendu compte de la politique de mon industrie et des répercussions de mes choix aussi, j’aurais pu prendre une décision par peur et par insécurité. J’aurais pu me dire que ça serait plus facile d’aller vers une telle direction, parce que je ne voulais pas perdre des amis, des partenaires… mais en bout de ligne, non. Je me suis fait confiance et j’ai parié sur moi-même. Toute ma carrière est basée sur mes chansons, sur ce que je fais sur scène, sur la relation que j’entretiens avec mon public, et ça, c’est quelque chose que personne ne peut me voler, ni changer. Je connais ma valeur maintenant!

Dans la chanson Élever, tu fais un peu un pied-de-nez à tous ceux qui pensaient que ta carrière était finie, qui disaient que tu «étais morte» et que tu n’écrirais plus jamais rien sans Fred St-Gelais. Est-ce que tu règles un peu tes comptes dans ce nouvel album?

Ben… oui (rires)! Oui, mais en fait, ce n’est pas comme si je me disais que j’allais leur montrer… ce n’est pas ça! C’est une grande partie de ma thérapie, parce que toutes ces paroles qui ont été dites à mon sujet m’ont blessée, ont fini par atteindre ma confiance en moi. Je m’en suis voulu à un moment donné de me remettre en question parce que ces choses-là étaient dites à mon sujet. Veut, veut pas, quand tu es dans une position de vulnérabilité et que tu n’as pas ce contact-là avec tes fans parce que tu n’es pas en tournée, c’est le genre d’affaires qui réussi à se frayer un chemin dans ta tête. C’est là où je trouve que les gens ont parlé de moi comme s’ils ne me connaissaient pas et comme si je n’étais pas un être humain. Tu ne dis pas ça! Tu ne rabaisses pas quelqu’un en disant qu’elle ne sera plus rien en n’étant plus avec quelqu’un d’autre… Je suis une auteure-compositrice au même titre que tous les auteurs-compositeurs qui écrivent des chansons. Comment ça, moi, ça a été soulevé? Comment ça il y a eu ce doute-là? Parce que je suis une femme? Parce que je fais de la pop? Parce qu’il y a un préjugé? Pour vrai, je trouve que c’est sexiste, ça devrait être inacceptable… c’est sûr que ça a touché une corde sensible. D’écrire une chanson comme Élever ou Je décolle, d’écrire une chanson comme Empire, ça m’a reconfirmé et ça m’a redonné ma confiance en moi. Parce que je me prouvais par le même fait que j’étais capable d’écrire des chansons toute seule! J’avais besoin de faire ce cheminement-là.

D’ailleurs, Élever est passée à une heure de ne pas faire partie de l’album, parce que je trouvais qu’elle ressemblait beaucoup à Je décolle. Mais bon, tout le monde me disait que c’était sa préférée… Je ne pouvais pas ne pas la mettre. J’ai alors décidé de la mettre comme chanson cachée!

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La chanson Ton histoire, que tu as composée avec ton amoureux David Laflèche (musique et réalisation), est pour ta fille Gisèle. Est-ce que tu peux m’en parler?

Pendant tout le processus d’écriture de l’album, je savais qu’il fallait qu’il y ait une chanson pour ma fille. Parce que s’il y a quelque chose qui m’a éveillée et qui m’a donné envie de devenir une meilleure personne, c’est elle. Mais par où commencer? Qu’est-ce que tu fais quand tu écris une chanson sur ta fille? Je voulais que ce soit intemporel, je ne voulais pas que ce soit une chanson pop qui allait se démoder éventuellement. Je voulais avoir un message avec un propos, que la chanson puisse grandir et évoluer avec elle, qu’elle puisse prendre une signification différente tout au long de sa vie, mais tabarouette… c’est un méchant défi (rires)! Dans le fond, je me suis demandée ce que j’aurais aimé qu’on me dise quand j’étais jeune. Qu’est-ce que j’aurais aimé entendre, dans des moments où j’étais vulnérable? Je me suis servie de ça pour le transposer pour elle!

Est-ce que tu dirais que c’est ton album le plus vulnérable, mais le plus fort en même temps?

Ouiiii (sourire)… J’aime ça que tu le vois comme ça! Absolument. C’est vrai! Autant cet album-là a été écrit dans l’insécurité, autant moi, ce que je vois et ce que j’entends quand je l’écoute, c’est ma résilience. Même si je vivais des affaires super tough, j’ai toujours vu le bon là-dedans et j’ai toujours essayé de me recentrer et de trouver une force là-dedans.

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Ton album est beaucoup plus pop! Et pour la première fois, tu flirtes avec l’électro… beaucoup d’électro!

Absolument! Ce n’était même pas une décision, c’était naturel. Je dis souvent que le mélange de Fred et moi, c’était la rencontre entre le pop et le rock. Moi, je n’écoute que du pop, que de l’électro, de la musique européenne, de la musique de l’Australie… Je prends mes influences de tellement d’univers différents, mais c’est toujours le pop qui est au centre de tout ça. Fred, lui, c’était le rock! Il adore le pop aussi, mais lui, c’est les riffs de guitares! Le mélange des deux, ça donnait notre univers ensemble et c’était hallucinant comme ça! Mais si tu l’enlèves de l’équation, c’est sûr que… moi, je n’en joue pas de guitare (rires)! Le réalisateur britannique Oliver Som, avec qui j’ai fait tout mon album, adore aussi la pop. Il vient de Londres, mais il reste à Berlin maintenant, mais toute l’influence européenne anglaise de la pop, c’est lui. C’est qui il est dans son ADN. Il n’y a pas un moment où je me suis dit que je voulais faire mon album d’une certaine manière, je me suis seulement assise avec ce gars-là, je me suis laissée parler et j’ai laissé s’écrire ce qui avait à être écrit: l’enrobage pour moi, c’est le parfait pont entre mes textes qui sont super intenses et super personnels et une musique qui l’est tout autant avec mes couleurs à moi.

Je me demandais… À quel point es-tu une fan de Stranger Things (sourire)?

(Rires) À cause de Trahison sur ma peau? C’est Jean-Phi Goncalves qui a fait la musique de cette chanson-là. Ça faisait très longtemps que je voulais travailler avec lui et lui, il a travaillé avec Beast, il aussi fait de la musique pour des émissions télé. C’est un GÉ-NIE! Je ne savais pas comment, mais je savais que je voulais travailler avec lui. Je suis donc allée passer une journée en studio et il m’a fait entendre des trucs qu’il faisait parfois pour des pubs, parfois pour d’autres artistes. Quand j’ai entendu la musique de Trahison sur ma peau, j’ai trouvé qu’il y avait un côté très dark, très moody… c’était profond, sombre. J’avais envie d’avoir une chanson sur mon album où je n’allais pas me demander si elle allait jouer à la radio ou non. Je me suis dit: «Pousse l’expérience jusqu’au bout!» J’ai aussi trouvé qu’il y avait des sonorités un peu comme les années 1980, avec les synthés et la vibe un peu… Je trouvais que c’était parfait pour représenter le propos de cette chanson-là, qui est quand même touché, qui parle d’un sujet épineux.

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Tu viens de finir les tournages de The Launch; qu’est-ce que cette nouvelle aventure t’a apportée en tant que personne et artiste?

Ah, mon dieu! Ça m’a fait rencontrer des personnes tellement inspirantes et ça m’a donné la chance de côtoyer Bryan Adams, Sarah McLachlan, Ryan Tedder, Nile Rodgers, Scott Borchetta et, oui, Bebe Rexha! C’est vraiment une chanteuse extraordinaire, elle est en feu! Elle est ultra sweet… Bref, on a eu beaucoup beaucoup de fun ensemble! On a tellement ri et elle a apporté une énergie spectaculaire sur le plateau.

J’espère qu’elle a pris ton numéro pour avoir des chansons dans le futur!

Quoi? Non! JE prendrais bien de ses chansons! Elle, c’est une méchante auteure-compositrice aussi! Elle a écrit des chansons pour Eminem, pour Rihanna et avant même d’être une chanteuse, c’était une auteure-compositrice. Ce serait une belle collaboration par contre! Je vais d’ailleurs bientôt faire une session d’écriture avec Alex Hope, qui a notamment écrit et réalisé des chansons pour Troye Sivan et Broods, qui sont les deux au top de ma liste; elle s’en vient chez moi en décembre! Jon Levine aussi… probablement que je vais travailler avec lui. On a parlé d’aller à Los Angeles ensemble. Il a écrit des tounes pour Dua Lipa, c’est lui qui a fait ces deux premiers singles… Ça m’a ouvert la porte à des possibilités!

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Penses-tu que ça va t’ouvrir des portes du côté américain?

Chaque chose en son temps… Ce n’est pas la première fois que la porte s’ouvre (rires)! Reste à voir ce qui va arriver, mais oui, je sens qu’il y a une opportunité et un désir de développer quelque chose. Je sens que Scott est là, qu’il veut travailler avec moi, il veut qu’on trouve une façon de faire arriver les choses… Je ne sais pas encore comment ça va se faire ou comment on va en arriver là, mais je sens que c’est possible. Alors moi, je vais tout faire pour essayer que ça arrive!

Ton nouveau tatouage (sur son bras gauche, en couleur) a fait jaser dernièrement. Que représente-t-il?

C’est pour ma fille! Je l’ai fait faire à Nashville. C’est un oiseau! Je n’ai pas de tattoo avec de la couleur, du tout… c’est juste gris, noir… Et elle, c’est vraiment un esprit libre. Je la vois vraiment comme un oiseau. Elle fait ce qu’elle veut, elle vole où elle veut. Elle chante… c’est vraiment une personne qui a besoin de sa liberté. Elle n’aime pas ça se sentir emprisonnée. Je voulais lui rendre hommage, et dans le fond, c’est un oiseau qui s’envole, et il va sûrement avoir autre chose qui va s’ajouter à ce tatouage-là. Mais je voulais un oiseau qui s’envole et qui n’a pas de limites. Est-ce que l’espace après c’est le ciel? Sky is the limit! Derrière toute la couleur, c’est vraiment toutes les traces qu’elle laisse derrière elle… tout l’amour et toute la couleur qu’elle a apporté dans nos vies. Elle va aller loin!

  • L’album Elle est moi est disponible dès aujourd’hui en ligne et en magasin!
  • Marie-Mai sera sur la scène du Centre Bell les 14, 15 et 16 février 2019 ainsi qu’au Centre Vidéotron le 2 mars 2019. De plus, une première vague de 50 dates a été annoncée partout à travers le Québec. Pour toutes les dates, c’est par ICI!
  • The Launch sera diffusée à l’hiver 2019 sur les ondes de CTV à travers le Canada, ainsi que sur VRAK, sous-titrée en français.

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Crédit photo: Karine Paradis
Photos promos: Malina Corpadean (couleurs) et Max Abadian (noires et blanches)
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