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Curieux Bégin célèbre 10 ans de cuisine, plaisir et vino

C’est le temps de commencer votre liste de Noël!

10 ans d’exploration culinaire et de savoureux moments, ça se fête! Dans cet ouvrage merveilleusement festif, Curieux Bégin: 10 ans de cuisine, plaisir et vinoChristian Bégin et sa complice Nathalie Béland nous font revivre des rencontres inspirantes et émouvantes et nous proposent une sélection de 75 sublimes recettes signées par les chouchous de l’émission. Régalez-vous avec le fameux poulet avec un citron dans l’cul, la tapenade de Gilbert, la salade d’amour! Sucrez-vous le bec avec les tartelettes à l’érable de Janette ou prenez le large avec la fabuleuse pieuvre grillée! En bonus, découvrez le top des recettes préférées des téléspectateurs. Pour des moments cocasses et des fous rires, prenez un verre de vin et replongez dans l’ambiance chaleureuse de Curieux Bégin!

Comme le dit si bien l’animateur, «Curieux Bégin, ce n’est pas une affaire de recettes, mais surtout une affaire de gens qui, autour d’un îlot, d’une table, au restaurant, à la maison, sur les routes du Québec et même de France, ont partagé le grand plaisir de manger et boire ensemble!».

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Christian, avec ce nouveau livre de recettes, tu as préparé un beau cadeau aux téléspectateurs pour célébrer les 10 années de Curieux Bégin!

Oui, ce livre est une rétrospective des premières 10 années, c’est comme un retour en arrière. Je le vois comme un objet souvenir! D’ailleurs, il y a des photos que je trouve plus rough à regarder quand je le feuillette, parce que je me dis que «Hey… il y a quand même 10 ans de ma vie qui sont passés (rires)!» J’ai changé quand même à travers ces 10 années-là! On est partis aussi avec beaucoup des recettes que les gens semblaient apprécier davantage sur notre site Internet, des coups de coeur à moi… C’est une belle rétrospective de 10 ans de ma vie à Télé-Québec. On est en train de tourner la 11e saison en ce moment, celle qui est présentement en diffusion. Le temps passe vite!

Il y a justement un top 10 des recettes préférées des gens, et au numéro 1, on retrouve le fameux poulet avec un citron dans l’cul!

Exactement (rires)! C’est quand même incroyable! Il a toujours eu beaucoup de succès celui-là et on s’est toujours posé la question si le nom jouait pour beaucoup… Il a dû! Parce que ça pique la curiosité, c’est sûr, et ça a quelque chose de tellement drôle… C’est vraiment comme ça qu’Olivier Doray l’a nommé! Mais c’est une super bonne recette, pour vrai, c’est délicieux et facile à faire! C’est la recette qui a été la plus consultée sur le site, vraiment.

Poulet avec un citron dans l’cul

Onze années de Curieux Bégin et de vino, est-ce que ça fait tourner la tête… ou juste assez?

Honnêtement, comment veux-tu que je me tanne de faire ça? Ça serait indécent de dire: «Ah… sais-tu, j’arrêterais!» Je vais arrêter, d’une part, quand les gens n’auront plus le goût. C’est souvent ça dans notre métier… Ce sont souvent les gens qui nous indiquent ça, qui nous disent qu’ils ont fait le tour de notre jardin et qu’ils ont envie d’autre chose. Mais en ce moment, ce n’est pas vraiment ça qui se passe. Les gens sont tellement au rendez-vous et ça fait 10 ans que je rencontre du monde trippant, que je mange bien, que je bois du bon vin, que j’apprends plein de choses sur quelque chose qui me passionne vraiment, qui est une partie de ma vie vraiment importante! Curieux Bégin, ça a changé plein de choses dans ma vie. Je reste à Kamouraska aujourd’hui à cause de Curieux Bégin! Ma vie s’est enrichie de toutes sortes de nouveaux amis dans le domaine de la restauration, chez les agriculteurs, les producteurs. Grâce à Curieux Bégin, j’ai toute cette prise de conscience-là par rapport au métier, de ceux qui nous nourrissent, et ce qui arrive dans ma vie, c’est grâce à Curieux Bégin. Moi, je ne veux pas que ça finisse, je suis comme dans un manège, quand tu ne veux pas débarquer parce que c’est une belle ride et que tu ne veux jamais que ça finisse… Tant que les gens voudront de moi, je serai avec eux dans cette belle et grande aventure!

Avec la 11e saison de l’émission, justement, tu persistes et signes que Curieux Bégin, ce n’est pas juste une affaire de recettes, c’est beaucoup plus que ça!

(Rires) Je me suis toujours «engueulé» avec le producteur là-dessus, mais amicalement évidemment… je crois que la raison principale pour laquelle les gens regardent Curieux Bégin, ce pourquoi ils ont autant de plaisir et qu’ils nous ont en quelque sorte adopté dans leur vie, c’est pour les rencontres. Autant la rencontre des invités et moi autour de l’îlot chez moi, mais c’est aussi les gens… ils me disent souvent, quand ils m’arrêtent dans la rue, qu’ils écoutent ça avec leur chum/blonde, qu’ils s’ouvrent une bouteille de vin et qu’ils ont l’impression de passer la soirée avec nous. Ou bien ils me disent qu’ils sont entre amis, qu’ils écoutent ça en gang et qu’ils s’ouvrent aussi du vino! Je ne devrais pas dire ça (rires), mais je ne sais pas dans quelle mesure les gens font ou non mes recettes… bien sûr, il y en a un tas qui les font parce que les livres ne connaîtraient pas autant de succès sinon, mais je pense qu’au-delà de ça, il y a le plaisir de la rencontre.

Dans le fond, c’est une grosse fête, une célébration!

C’est comme si tu venais souper chez moi et je pense que c’est ça que les gens aiment. En fait, c’est souvent ça que je me fais dire. Ils ont l’impression de passer la veillée avec nous et si tu viens chez nous, ça va être un peu ça qui va se passer! On va être autour de l’îlot, on va boire, on va déguster, on va manger, ça va être long avant qu’on passe à la table, parce qu’on veut rester autour de l’îlot longtemps, et on va ouvrir des bonnes bouteilles… On va passer un bon moment ensemble, la magie va opérer et ça va être mémorable. Alors c’est pas mal ça qui se passe dans la vraie vie. C’est ça que le monde aime de Curieux Bégin, parce que je ne suis pas un chef, je ne veux pas avoir la prétention d’être un chef, je ne ferai jamais ça, j’ai beaucoup trop d’estime, même dans la vie, par rapport à ceux qui font ce métier-là, à certains égards.

Dans les remerciements du livre, tu remercies Isabel Richer, qui a parlé de toi à Josée di Stasio. 

Tout est à cause d’Isabel Richer! J’ai vécu quatre ans avec Isabel Richer quand j’étais jeune comédien, mais ce n’était pas ma blonde. On a vécu ensemble quatre ans… et on était pauvres! On gagnait 11 000$ par année à deux t’sais… Isabel était encore à l’école nationale et moi je sortais de l’école et je travaillais pour gagner ma vie, parce qu’il n’y avait pas vraiment de job de comédien à ce moment-là. Isabel avait déjà un passé où elle s’intéressait à la bouffe, sa mère Diane Tassé était chroniqueuse culinaire sur Appelez-moi Lise et elle était aussi chroniqueuse culturelle. À un moment donné, on était écoeurés de manger du couscous, et on s’est dit qu’une fois par semaine, on allait se surprendre avec une recette, même si on n’était pas riches… Quand j’ai ouvert cette porte-là, j’ai ouvert une caverne d’Ali Baba. J’ai découvert un monde que je ne connaissais pas, parce que je ne viens pas d’un milieu où la bouffe était importante. Je viens d’une génération de rosbif le dimanche et de hamburgers… Mais quand j’ai commencé à triper cuisine, j’ai mis ma main dans le tordeur et le corps est passé au complet! J’ai vraiment découvert quelque chose qui m’a allumé! Je commençais à développer certaines habiletés, je commençais à me péter les bretelles et à me trouver pas pire bon! À un moment donné, Isabel a été invitée à Josée di Stasio, et elle lui avait dit qu’elle devait absolument m’inviter parce qu’elle disait qu’elle vivait avec moi et que j’étais vraiment pas pire en cuisine. Et Josée m’a invité! Ça a commencé comme ça en fait. Elle m’a invité une couple de fois et c’était Jean-Pierre Paiement qui produisait à l’époque l’émission de Josée di Stasio et quand Josée a décidé de ralentir et de faire une demi-saison au lieu d’une saison complète, le producteur, à ma grande surprise, m’a appelé et m’a demandé si j’avais le goût d’avoir une émission de cuisine! Jamais dans mille ans j’aurais pensé faire ça, un show de cuisine, ce n’était pas dans mes plans de carrière! J’ai créé un concept et deux semaines après, c’était un GO! On s’en allait en production et on a commencé la première saison de Curieux Bégin! C’était lancé! Aujourd’hui, tu vois, je te parle, et ça fait 11 ans! C’est fou pareil. Tout ça, grâce à elle.

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Isabel, tout comme toi et plusieurs autres personnalités, signez des recettes dans le livre. Quelles sont tes préférées?

C’est trop dur! C’est comme demander à une mère quel enfant elle aime le plus! C’est impossible de dire ça (rires)! MAIS si j’ai des chouchous à avouer, je dirais que Colombe St-Pierre, ça c’est mon top. Elle a été nommée la meilleure chef cette année au Québec au 1er Gala des Laurier et ce n’est pas pour rien. C’est une fille incroyable, elle a un talent fou et en plus, elle fait de la cuisine réfléchie, censée, et elle est soucieuse d’encourager les producteurs locaux. Elle a toute une philosophie et sa cuisine s’est construite sur sa façon de penser et de parler de notre identité, de notre terroir. Colombe St-Pierre, c’est comme ma déesse! Après ça, je dirais Danny St Pierre, qui est revenu presque à toutes les années. Marie-Fleur St-Pierre, qui est aussi devenue une amie dans la vie, fait partie de la saga St-Pierre. Sinon, Martin Juneau, qui est revenu aussi presqu’à toutes les années… C’est comme des incontournables! Il y a Isabel, bien sûr, et Normand D’Amour, qui est comme mon frère de sang et avec qui j’ai eu des dérapes terribles (rires)! À chaque fois que Normand est venu sur l’émission, on a vraiment fini l’émission très très très gagés. Avec Normand, c’est toujours un peu dangereux (rires)!

Parle-moi de Nathalie, ta tendre moitié télévisuelle?

Sans elle… Curieux Bégin n’existe pas! J’ai écrit des textes, mais le choix, tout le travail de ce livre-là et de l’émission, c’est Nathalie Béland! Je suis sur le cover parce que j’anime cette émission-là, mais le livre, ce n’est pas moi qui l’ai construit, c’est Nathalie Béland. Je veux dire qu’elle est vraiment le pouvoir occulte de Curieux Bégin, c’est celle qu’on ne voit pas mais qui fait tout!

Finalement, j’ai vu que tu étais en écriture pour une série télé, un roman et une pièce de théâtre… et que tu avais d’autres projets de livres! Ça va, la vie (rires)?

Ma vie, elle va TRÈS bien! J’ai beaucoup de ronds d’allumés (rires). Je ne sais pas comment je vais apprendre à ouvrir un rond à la fois, mais je dis ça un peu ironiquement en même temps… Quand on cherchait le nom de cette émission-là, on a fait je crois deux journées de brainstorm pour trouver le nom de l’émission. À un moment donné, je ne me souviens plus qui a suggéré ça, je pense que c’est Marie Carpentier, la première réalisatrice de l’émission, qui a dit «Curieux Bégin»… et tout le monde, on a fait «Ben oui, c’est ça!» J’aime tout faire dans la vie, j’éprouve de la difficulté à choisir… J’aime ça avoir mille projets. Tu vois, je te parle et j’arrive d’une répétition pour un show que je vais faire au Théâtre de Quat’Sous en janvier… une affaire que je n’ai jamais faite et je suis bien content parce que je suis sur un terrain que je n’ai pas exploré encore!

J’ai écrit quatre pièces de théâtre, mais je n’avais jamais écrit sur un roman, et maintenant j’écris un roman. J’ai été approché pour travailler sur un autre livre! Je me suis partie une business de produits dérivés! Je n’ai pas juste mis mon nom, je travaille fort en chien pour que ça ait du sens cette compagnie-là! Les partenariats que j’ai créées avec des producteurs pour vrai… Oufff, ouin, je fais mille affaires!

Et peux-tu nous parler un peu de la série?

Je peux en parler un peu, mais elle n’est pas en production, elle est en développement! Ce n’est pas étonnant; ça tourne autour du monde de la restauration. Ça se passe dans un restaurant en fait! Je connais bien ça, au grand damne de ma comptable d’ailleurs, parce que je suis beaucoup au restaurant dans la vie. Quand je suis à Montréal, comme je vis seul, me faire à manger juste pour moi, ça me déprime un peu! Je n’ai pas de plaisir à faire à manger si c’est juste moi, mais zéro! Donc, quand je suis à Montréal, je suis souvent au restaurant, trop souvent même. Il faudrait que j’apprenne à faire à manger juste pour moi éventuellement. Pour l’instant, je suis content parce que professionnellement, ma vie est généreuse! C’est vraiment des années extraordinaires pour moi, dans les dernières années. Je ne peux pas demander rien de plus dans ma vie professionnelle! Alors je vais le savourer avec gratitude pendant que c’est là. Quand j’aurai du temps, je vais me faire à manger (rires)!

Curieux Bégin – 10 ans de cuisine, plaisir et vino, qui paraît aux Éditions Cardinal, est disponible dès maintenant en ligne (39,99$) et en librairie.

Rougail saucisses par Christian Bégin
Crédit photo: Cindy Boyce
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