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œuvre d'Audrey Béliveau

Quarantaine zen

Il va s’en dire que l’on vit à une situation inusitée. Une pandémie d’envergure internationale nous touche et c’est à nous, en tant qu’être humain, d’y faire face avec humilité et ouverture. Ce n’est pas la première – et ce ne sera pas la dernière -, ceci dit, c’est la première à cette époque : un temps de technologie, de médecine avancée et surtout, d’être humain surchargé et dépendant d’une routine survoltée.

L’appel à l’isolement, la conscientisation d’hygiène accrue, la diminution drastique de nos activités et une vie de famille vécue en 24/24 risquent en effet de bousculer la routine drastiquement.

Malheureusement, l’être humain étant une créature d’habitude, les bouleversements de routine intenses sont rarement bien vécus… sur le coup. On a quand même survécu des milliards d’années en s’adaptant à l’imprévu et cette expérience que nous nous apprêtons à vivre collectivement en sera une parmi tant d’autres.

Avec du calme et une perspective sereine, je crois même que cette pandémie pourrait nous élever vers une nouvelle capacité d’adaptation. Et c’est là que le tout sera joué d’après moi : comment choisir de vivre cette période? Car même si ça ne semble pas être le cas, vous avez encore et toujours le choix de la perspective que vous souhaitez adopter.

Certes, il est normal de s’inquiéter, de vouloir s’assurer une protection, de maintenir un niveau de confort. Donc si le stress vous ronge, sachez que c’est une réaction normale. Il y a besoin d’agir et cette montée de stress vous permet de le faire. Donc lavez vos mains, limitez les sorties non-nécessaires, prenez soins de votre santé en mangeant sainement, dormez des nuits complètes, méditez, prenez de l’air frais du printemps et vaquez à maintenir une routine de travail et de vie de famille aussi fonctionnelle que possible. Il faut prendre soins de soi afin de se protéger, et du coup, protéger autrui.

Au-delà des actions essentielles à apporter pour votre santé et celle de la communauté humaine, je vous invite à élaborer une intention par rapport à la quarantaine à venir. Car c’est aussi une opportunité.

Surtout si on se permet de la vivre dans une perspective spirituelle, où on reconnaît que chaque événement a une portée plus grande que les simples faits qui se présentent à nous. Prenez donc un moment pour observer les peurs qui émergent en vous, les craintes face à ce virus. Qu’est-ce que ça bouscule le plus dans votre vie : votre budget, votre situation familiale, votre propre état de santé, etc.?

Une fois que vous aurez saisi l’impact immédiat, vous serez déjà plus en mesure de poser des actions rassurantes et saines pour vous et votre famille. Ce moment de pause et d’observation interne est essentiel pour désamorcer la peur et les inquiétudes potentiellement déclenchées par cette épidémie.

Notre vie est une constante évolution. Quand on se branche consciemment sur ce qui se passe, sur comment ça nous affecte, et surtout, sur comment on peut transformer une situation explosive – voir inquiétante – en opportunité d’évolution, ça dédramatise la situation sans pour autant nier la réalité.

Peut-être que comme moi, vous vivez déjà cette quarantaine avec zen. Honnêtement, je suis concernée par ma santé et celle de ma famille, de mes proches. J’ai fait des provisions raisonnables et je me garde informée de ce qui se passe ici et de par le monde. C’est inquiétant et je le reconnais. Mais je ne m’abandonne pas dans la peur. Je réalise que la yogini que je suis vis déjà une certaine quarantaine cosmique depuis des années, car j’aspire à vivre mon quotidien avec authenticité et sagesse, loin des marqueurs élevés et compétitifs de notre société. Cette pandémie chamboule certaines choses dans ma vie, mais pas tant que ça. Je reconnais que si j’étais prise dans le tourbillon incessant de la vie, je ne pondrais pas ce texte-ci.

Ceci dit, je crois que d’être forcé de grandement diminuer notre rythme de vie va permettre à la portion de la société (qui est prête) de revoir ses engagements, ses habitudes, ses dépenses, ses priorités. Au nom de notre santé globale, c’est une bonne chose de ralentir. Des fois, il faut être obligé de le faire.

Maintenant n’est pas le temps de s’en mettre trop sur les épaules et de révolutionner notre vie de A à Z. Ce n’est pas ce qui je dis. Au-delà de notre survie essentielle, je porte tout simplement votre attention sur  l’opportunité d’observer ce qui vous sert et ce qui ne vous sert pas dans votre mode de vie, afin de prendre cette situation renversante pour ce qu’elle est : un moment de transformation personnelle et planétaire. Le choix est à vous, il le sera toujours.

J’aimerais donc vous souhaiter une quarantaine zen. Où certes, vous prenez soins de vous et des autres. Mais aussi une quarantaine où vous prenez le temps de (re)connecter avec vos besoins, votre santé, et votre situation globale avec conscience et sagesse.

Namaste.

*Je profite de cette post-conclusion pour saluer le travail acharné et intense des acteurs de divers milieux ultra sollicités (médicales, politiques, commerciaux, médiatiques, etc.) qui travaillent sans relâche pour maintenir un certain équilibre dans notre société. Merci.

*Je salue aussi toutes les âmes qui retournent à la lumière du au coronavirus. Courage aux familles affectées.

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