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Qui dit printemps dit prévention contre les tiques

Les temps changent, notre climat aussi. Plus chaud, notre climat plait désormais aux tiques qui s’y sont bien adaptées! Vous le savez peut-être déjà, les tiques transportent des maladies qui sont transmissibles à nos animaux de compagnie. Quoi faire pour les protéger ?

On a tous entendu parler de la maladie de Lyme. Au hasard des conversations, tout le monde a une petite histoire à raconter au sujet des tiques. Qu’il s’agisse de l’amie d’une amie qui a trouvé une tique sur son chien qui n’est jamais sorti de l’île de Montréal ou encore de la sœur d’une autre amie qui a trouvé une tique sur le dos de sa fille qui jouait sagement dans la cour arrière de son bungalow de Laval.

Plus qu’une anecdote

Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre que le problème des tiques est maintenant endémique au Québec. Quand j’étais étudiante à la faculté de médecine vétérinaire il y a plus de 15 ans, les maladies transmises par les tiques étaient encore classées comme exotiques. Maintenant, nous en diagnostiquons pratiquement chaque semaine en établissement vétérinaire. Faites le tour de votre entourage, nous connaissons tous quelqu’un qui est malheureusement atteint de la maladie de Lyme. Avec le réchauffement climatique, les tiques vivent maintenant bien confortablement au Québec. Elles ont profité du voyage gratuit et tout inclus sur le dos des oiseaux migrateurs pour venir s’installer au Québec… Et elles vont y rester.

C’est quoi au juste, une tique ?

Une tique, c’est un acarien. Elle se nourrit de sang et selon le stade de son développement, sa grosseur peut varier de la taille d’une graine de sésame à la taille d’un raisin sec. Même minuscule, une tique peut transmettre diverses maladies. La tique n’a pas de préférence d’espèce et se plait à parasiter différents animaux et même les humains. En clinique, on entend souvent: «si mon chien avait eu des tiques, je le saurais…» Je mets au défi quiconque de trouver une tique de la grosseur d’un grain de sésame noir, dans le pelage d’un chien… Quasi impossible. Aussi, la tique ne saute pas. Une fois sur un animal, elle prend un long repas de sang puis se laisse tomber pour poursuivre sa croissance ou se reproduire.

Une tique, c’est un modèle de patience. Elle peut vivre jusqu’à trois ans dans un buisson, une haie, la pelouse… Elle y attendra sagement le passage d’un animal pour s’accrocher et boire son sang. On pense à tort que seuls les chiens et les humains qui vont dans les bois sont exposés aux tiques.

C’est en prenant leur repas sanguin qu’elles transmettent des maladies. Juste au Québec, nous avons plusieurs dizaines de tiques différentes. Elles ne transmettre pas toutes des maladies, mais la plus commune, Ixodes Scapularis (vous me remercierez en jouant au Scrabble) est responsable de la transmission de la maladie de Lyme. On ne les sent pas piquer. Elles sont discrètes parce qu’elles ont besoin d’être accrochées longtemps pour boire autant de sang qu’elles veulent. Ainsi, un animal ou un humain ayant une tique ne se grattera pas.

Les chiens et la maladie de Lyme

Les chiens sont plus résistants que les humains à la maladie de Lyme, mais ils peuvent quand même développer des boiteries, de la fièvre et de l’insuffisance rénale lorsqu’ils en sont atteints. Les dommages peuvent être irréversibles malheureusement. C’est important de savoir qu’un animal ne peut pas transmettre la maladie de Lyme à un humain. Un humain ne peut pas non plus la transmettre à un animal ou à un autre humain. Seule la tique peut faire ça.

Les tiques sont particulièrement voraces au printemps. Elles sont actives dès qu’il fait 4 degrés Celsius. À ce temps-ci de l’année, avec le gel et le dégel, elles tombent en dormance et se réveillent plus souvent. Cette activité leur donne faim et les pousse à chercher un hôte pour se nourrir.

Comment protéger son animal?

Si on voit une tique sur son animal, il faut l’enlever. Le plus facile est d’utiliser un petit dispositif spécialement conçu pour ça. Ça ressemble à une minuscule tête de biche qu’on passera le plus près possible de la tête de la tique puis qu’on tournera. Il faut s’assurer d’enlever la pièce buccale de la tique, sinon il y a risque d’inflammation.

Le mieux est de protéger son animal. En plus de réduire le risque que notre chien attrape la maladie de Lyme et plusieurs autres maladies transmises par les tiques, on réduit aussi la charge parasitaire de tiques dans son environnement. Une tique morte est une tique qui ne peut plus se reproduire. En santé publique, on dit que les animaux domestiques jouent un rôle de sentinelle. Bien que les chats ne soient pas sensibles à la maladie de Lyme, il existe aussi des préventions pour ne pas qu’ils attrapent de tiques. Pour protéger votre animal, il suffit de passer voir votre médecin vétérinaire qui saura vous orienter vers une protection adaptée au mode de vie de votre chien. Vous êtes des adeptes de camping? Votre chien adore la baignade, la randonnée? Votre chien a-t-il des allergies? Toutes ces questions orienteront le choix de la protection. Certains traitements sont mensuels, d’autres sont aux 3 mois. Certains s’appliquent sur la peau, d’autres se donnent par la bouche.

Chose certaine, mieux vaut prévenir que guérir !

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