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Martin Larocque et le métier de parent: «Quand t’éduques, ÉDUQUE!»

Tiens, tiens… Donald Welsh qui sort un nouveau livre sur la parentalité, ça nous décroche un de ces sourires!

Vous l’avez sûrement connu dans la populaire émission Virginie, mais par les temps qui courent, c’est plutôt dans la peau du dur à cuire de District 31 que vous avez l’occasion de le «cotoyer visuellement»! Acteur, auteur et conférencier, Martin Larocque a la famille tatouée sur le coeur. Auteur de trois livres sur la paternité aux Éditions de la Bagnole (Papa par-ci, papa par-là, Papa pure laine, Papa 24/7), il est aussi depuis huit ans porte-parole
 de la Semaine Québécoise des Familles en plus d’avoir donné plus de 1000 conférences sur la parentalité! Aujourd’hui, Martin nous dévoile son petit dernier en date, Quand t’éduques, éduque: réflexions parentales pratiques!

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Martin, avec ton nouveau livre tu nous proposes un recueil de réflexions sur la parentalité, alias le sujet qui te passionne le plus depuis que tu es tout jeune!

On dirait que je ne sais pas pourquoi encore, à ce point, je voulais être papa jeune. Mais, je pense que c’est parti beaucoup de l’observation. J’observais beaucoup les parents autour de moi parce que lorsque tu es jeune, tu dépends du regard de tes parents. Tranquillement, je retenais l’idée que très souvent, entre parents, ce n’était jamais un discours très heureux les enfants. C’était souvent péjoratif quand on demandait comment allait la vie avec les enfants, des longs soupirs ajoutés aux «Oh mon Dieu! Eh Seigneur! Ouff, tabourette… ce n’est pas facile!» J’entendais rarement des: «Ah wow! C’est extraordinaire, on découvre plein de choses, on apprend, ils grandissent» et très jeune, je me suis mis à me dire que je ne voulais pas faire partie du clan des parents négatifs, désagréables et toujours dépassés par tout. Et le mot ici, c’est «essayer»! Je voulais plutôt le prendre un jour à la fois, avec humour et faire comme j’aurais le goût de faire. J’ai fonctionné un peu comme ça dans la vie. C’est-à-dire que je suis un peu un «one man band» parfois dans certaines choses. Dans la paternité, c’était ça, je me disais souvent «Je vais essayer quelque chose… je vais être capable!» J’ai lu beaucoup, je m’informais, j’ai été très vite intéressé à tout ce qui était magazines sur les parents. L’un de mes premiers emplois médiatiques, c’était d’écrire sur la paternité pour Enfants Québec; ce qui a donné mes trois premiers livres sur la paternité. En même temps, ces livres-là, c’était MON regard sur MA paternité: tous les coups heureux et les coups que j’aimais moins et les moments où j’ai réussi quelque chose selon moi, tout comme lorsque je me suis planté d’aplomb… Alors j’ai créé tout ça et j’avais envie de le partager avec d’autres pères qui étaient les premiers lecteurs de ces textes-là! Évidemment, c’était beaucoup plus les mères, puisque c’était Enfants Québec, mais tranquillement, il y a un lectorat paternel qui est né. Et quand le livre est sorti, on a vite réalisé qu’il n’y avait pas eu beaucoup de voix de pères dans la littérature québécoise. Donc, ça a vraiment fait comme un petit boom, où tout à coup mes mots ou mon regard devenaient une source de réflexion amusante. Mais, jamais je ne voulais dire comment faire! C’est pour ça que le mot «réflexions» a été un peu souligné. Je ne voulais pas donner d’instructions, parce que j’ai vite compris qu’un parent et un enfant, c’est singulier! C’est unique, il n’y a pas d’autres façons de le voir. On ne peut pas le comparer. On peut se partager des idées et des trucs, mais moi si tu me disais comment élever mes enfants, tu me tomberais vite sur les nerfs… alors je ne le ferai sûrement pas pour les autres! Évidemment, ce livre-là est né de presque 25 ans de conférences avec les parents, du feedback et des interactions que j’ai eues avec eux lors de mes échanges! On ne connaît pas l’histoire des autres et il y a tellement de petits détails dans la parentalité: parfois en chialant contre nos enfants, on essaie de passer des messages pour ouvrir la discussion et c’est dans la discussion que vient par la suite quelque chose que tu as besoin d’entendre pour te rassurer d’être un peu comme les autres, d’être normal bref! Et moi, j’ai focussé là-dessus, j’ai concentré toutes mes lectures, toute ma recherche sur la responsabilité parentale, le leadership, la confiance, c’est là-dessus que j’ai aiguisé mon regard, je te dirais. Même avec mes propres enfants, je suis ben fatiguant, parfois, sur la réflexion, sur le regard, sur la vie… Je me mets à parler et ils roulent des yeux (rires)! Mais je ne peux pas faire autrement, je suis fait comme ça! J’observe, je réfléchis, je questionne…

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Le point central du livre est que tout parent a tout ce qu’il faut pour élever son enfant. Tu répètes d’ailleurs souvent: «prenez acte de votre parentalité, vous êtes bons et confiants, l’enfant attend après vous»!

Une fois que l’enfant est là, ce n’est plus le temps de se demander si on va être capable. Moi, j’ai comme hypothèse que tous les parents sont capables. Évidemment, on parle ici du gros bon sens. J’haïs ça quand tout est noir ou tout est blanc. Non, je ne m’adresse pas aux parents qui sont violents avec les enfants, qui les violent, qui les battent, qui les frappent, qui font de l’aliénation parentale ou qui les manipulent… Ce n’est pas ma talle de bleuets à moi. Il y a des spécialistes pour ça, il y a d’autres gens qui ont écrit là-dessus! Je m’adresse à une majorité de parents, grosso modo, qui vont bien, mais qui ont le quotidien parfois un peu lourd avec toutes les nouvelles découvertes des enfants et qui se dégonflent… qui s’essoufflent, qui doutent, qui ont peur. J’aimerais être celui qui met la main dans le dos et qui les remet droit en leur disant de ne pas s’inquiéter et qu’ils vont y arriver. Il faut faire quelque chose qui part de soi! C’est vrai dans la vie aussi. Si tu haïs ça être journaliste, toi, tu ne seras pas bonne. Tu vas butcher tes articles, tu vas les faire à moitié. À chaque fois qu’on va t’offrir un mandat un peu particulier, tu vas rouler des yeux comme une ado et tu vas faire chier tout le monde. Ça veut dire que tu ne seras pas en état de leadership dans ton propre rôle de journaliste. À ce moment-là, tu as le droit de dire que tu changes d’attitude (tu ne peux pas changer de job, parce que c’était ton rêve de devenir journaliste). Et là tu réalises que c’est plus difficile que tu ne le pensais et qu’il y a plus de responsabilités. La parentalité, c’est ce qui arrive aussi! Après la conception de l’enfant et le party, il y a comme le choc de l’éducation qui survient! Oui, il faut l’éduquer! Et ça, ça implique de répéter, de mettre des limites, d’établir des règles, de le valoriser mais aussi de le sanctionner lorsqu’il désobéit, de vérifier s’il a fait ou non une tâche… Il faut que l’enfant valide aussi quelque part son geste! On peut le dire, il y a comme un laisser-aller dans l’autorité. On dirait qu’on a peur d’être autoritaire sur ce rôle-là et ce n’est pas un secret, il existe réellement une peur généralisée de nos jours chez les parents à forcer les enfants à faire quelque chose à la maison! Pour ma part, je pense que je suis un père sévère. Ok, je pense que j’ai été très sévère (rires)… peut-être moins avec le temps, parce que là, mes enfants ont 16, 18 et 20 ans. J’ai donc à être moins sévère, mais je lead encore oui… surtout quand mon enfant, qui n’habite plus chez moi, vient à mon appartement, et qu’il me dit: «Parfois tu dis des choses et je ne suis pas d’accord!» C’est très bien! C’est parfait. Je lui réponds qu’il trouve sa voix, son souffle, sa couleur. Il n’a pas à être d’accord avec moi et il ne s’en rend pas compte, mais c’est comme s’il me complimentait sur mon travail de père. C’est ça qu’on veut en tant que parents, que nos enfants trouvent leur propre beat, leurs propres opinions!

À la petite enfance, c’est ce même type de leadership que ça prend. On met souvent l’enfant en avant dans le couple et on dirait que moi, j’ai le goût de dire que quand l’enfant arrive, il embarque dans la parade. C’est donc toi qui lead, c’est toi qui diriges la parade. Et le disque dur, il vient de là. C’est à toi de le remplir. Il va y avoir de l’inné, c’est sûr, il va y avoir d’autres influences, quand il va arriver à l’école et tout ça. C’est bien correct! Mais c’est vous, papa et maman, qui dirigez cette famille-là, même divorcés! J’en veux beaucoup à l’immaturité parentale de gens qui continuent de se chicaner une fois divorcés et que l’enfant le subit… Non! Ce n’est pas ça le rôle! Même si on se dit que c’est impossible d’aller à une rencontre scolaire les deux parents, il faut le faire! Vous n’êtes pas obligés de vous asseoir un à côté de l’autre, main dans la main, et faire semblant que vous êtes un couple, mais il faut que vous soyez là, parce que vous êtes les parents. Je pense que l’enfant va répondre beaucoup mieux à ce leadership-là. Donc, oui, tous les parents ont des compétences parentales différentes, ce n’est pas tout pareil! Je crois beaucoup en la coparentalité, parce que c’est un travail d’équipe! On amène chacun notre couleur, mais on doit s’entendre sur certaines bases quand on est parents. Il y a beaucoup de discussions à avoir, mais les résultats vont se faire voir à long terme.

 

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Moi et deux de mes bodyguards!

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Le manque d’exigence envers les enfants entraîne souvent des enfants rois et petites princesses et fait en sorte par la suite que les parents sont traités en personnel, en domestique par leurs enfants!

On parle de parents, mais on peut aussi parler d’employeurs qui sont à bout d’engager des gens qui ne se présentent pas à la job… Que lorsque c’est le temps de soulever des caisses, ils s’essoufflent, qui ne sont pas capables de rester longtemps dans un emploi, qui ne s’attachent à rien… C’est extrêmement triste comme réalité! Ça arrive, parce qu’on a négligé cette part-là d’être capable d’exiger. Il faut exiger pour que l’effort naisse! C’est dans l’effort que nait la fierté. L’effort est justifiable en soi, on n’a pas besoin de le payer si le parent fait sa job de reconnaître l’effort… Mais attention! L’effort, ce n’est pas de féliciter à chaque fois qu’ils pètent, mais c’est de voir qu’ils ont fait quelque chose qui est plus grand qu’eux et de dire que c’est beau. Lui donner 5$ ou lui promettre une bébelle, non! Il est bon de lui dire: «Tu as tondu le gazon, regarde comme il est beau! Comme ça sent bon! Tu as fait une belle job, grâce à toi on va pouvoir manger dehors et ça va être beau!» Il est justifiable en soi l’effort une fois que tu as rentré ça dans la tête des jeunes… mais c’est long, il ne faut pas se le cacher! J’ai été animateur pour les scouts jusqu’à il y a deux ans et ouf… les jeunes louveteaux de 10-12 ans devaient monter une tente, faire un feu, se dépasser un peu et ils n’étaient pas capables, on se retrouvait à materner! J’avais l’impression d’être en face de jeunes de la maternelle! D’ailleurs, j’ai des amis professeurs de cégep que je questionne et qui me confirment qu’ils sont présentement en face d’une génération de jeunes adultes «bébé lala» et ce n’est pas leur faute…

Il n’y a pas de formule… Il n’y a pas UN truc d’éducation unique ni UNE façon de faire. Il y a beaucoup de gens qui attendent comme si la réponse à tous leurs problèmes allait tomber de l’espace. Il n’y en a pas! Fais ce que tu veux! D’ailleurs, depuis longtemps, je veux écrire le plus petit guide parental au monde. Il y a trois phrases dedans: fais ce que tu veux, mais fais quelque chose, sans violence. J’aime ça, ce résumé-là! J’aime dire: «Élève-le! Comment tu l’élèves? On s’en fout, mais élève-le! Sois autour, éduque-le, lead… et après ça, si tu en as oublié des boutes, si ça ne te tentait pas, si tu ne savais pas, le village autour de ton enfant va s’en occuper!» L’environnement joue un très beau rôle autour de ton enfant, que ce soit les futurs employeurs, les futurs beaux-parents ou les personnes que tu vas aimer… Peu importe! Ça va avoir un énorme rôle de combler les petits vides ou les détails. Ce n’est pas une erreur de ne pas tout lui donner. Tu pars de toi! Toi ton mandat c’est de l’amener à 18 ans vivant, propre, respectueux, qui sait s’entretenir, aimer et être aimé, et après ça ce sont juste des détails!

Qu’est-ce qu’un enfant bonsaï?

L’image du bonsaï, c’est qu’autant on s’en fait pour les parents qui ne s’occupent pas des enfants, qui les négligent, qui les abandonnent à la maison, autant on s’en fait pour les parents qui en font trop, qui laissent l’impression à l’enfant que sans eux, ils ne sont rien! Comme les parents qui répondent à la place des enfants, les parents qui surveillent les notes comme si c’était le Saint Graal, qui les inscrivent aux collèges les plus privées, qui les habillent trop bien et font de leur enfant une carte de mode très jeune, qui vont se plaindre à chaque fois que leur enfant sera un petit peu négligé ou que ses mauvaises notes ne seront jamais de sa faute, mais la faute des professeurs… C’est un gros problème! Autant tu as le mandat de l’autorité et de la responsabilité de l’enfant, mais pas celui de l’étouffer! C’est pour ça que la plante devient un exemple très intéressant. Une plante, tu ne peux pas tirer dessus pour qu’elle pousse. Il faut que tu lui donnes du soleil et de l’eau, mais laisse la plante devenir aussi! Il y a une psychologue à un collège privé qui me disait qu’elle travaillait avec une mère et sa fille pour cacher les notes au père, elles essayaient de trouver une stratégie… Ça, c’est vraiment se tirer dans le pied! C’est comme si le père avait mis sur l’enfant un tag et que l’enfant devait pousser là-dedans, qu’il devait avoir l’air d’un arbre tout de suite plutôt que d’avoir l’air juste d’un buisson. Le bonsaï c’est ça, c’est que tu tailles d’une façon très très précise l’enfant, tu le coupes pour qu’il ait l’air de ça trop rapidement, plutôt que de le laisser aller. Laisse-le devenir ce qu’il est! Mon travail évidemment, c’est que si je vois qu’il est croche, je vais mettre un tuteur. À long terme, on le sait maintenant, beaucoup de ces enfants bonsaï éclatent. Il va leur arriver quelque chose, ils vont décrocher rapidement, ils vont avoir une crise de la quarantaine énorme… Je ne peux pas empêcher mes garçons de boire, mais ce que je peux faire, c’est leur expliquer ce que c’est, boire, et les conséquences de trop boire. Après ça, je vais leur faire confiance. Il faut leur faire confiance. Je ne peux pas aller à tous les partys. Par contre, s’il y a un party, j’ai besoin de connaître l’adresse et de vérifier avec les parents s’ils sont d’accord et qu’ils le savent.

On est dans l’ère de l’instantanéité: on veut tout trop vite et on n’est pas patients avec nos enfants. Ça influence veut veut pas le parent qu’on est et notre mojo parental (ce qui fait de nous des parents capables de prendre l’enfant et d’en faire un petit être confiant). Comment fait-on pour s’en sortir (rires)?

Je ne sais vraiment pas (rires)… Je pense que l’idée du long terme est intéressante là-dessus. Il faut penser qu’on amène l’enfant à 18 ans. S’il veut des tatouages, oui, à 18 ans! Il ne faut pas avoir peur de nager à contre-courant. Je le dis toujours en conférence: «La seule chose que je vous promets dans toute votre vie parentale, c’est que vous allez être jugés!» Il y a toujours quelqu’un à quelque part qui va juger ou avoir son mot à dire: le gérant d’estrade est omniprésent dans la gestion des enfants (rires)! Mais il y a aussi une donne qui s’appelle l’amour inconditionnel! On aime notre enfant tel quel. Mais il faut l’entendre, ce que ça veut dire «je l’aime tel quel». Je ne le changerai pas, je vais l’aider. Je vais aider ce qu’il est à se développer, je vais essayer de mettre en lumière le plus beau de lui. Mais je l’aime tel quel, parce qu’il est mon enfant. Alors ça peut mêler les cartes quand tu élèves des enfants. Tu as l’impression que tu vas perdre de l’amour si tu es très exigeant ou sévère, mais pas du tout.

Martin Larocque dans District 31

Qu’est-ce qui s’en vient pour toi?

Je suis dans les conférences, dans les salons du livre, je fais aussi la promotion du livre. Je viens de finir de tourner District 31. Mais l’acteur travaille très peu! J’ai beaucoup orienté ma vie vers les conférences et c’est beaucoup de recherche et de lecture, donc je prends le temps de faire. Et la conférence, c’est tellement tellement un beau moment! Je ne voudrais pas m’enlever ça… De rencontrer les jeunes et les parents, c’est comme un battement de cœur. C’est comme si j’avais une troisième aorte. Il y a Maya Angelou qui disait: «Quand tu apprends quelque chose, enseigne-le!» Il faut devenir l’enseignant de ça, il faut en parler. C’est très important. En même temps, quand tu te mets à en parler, tu vas tomber dans la bonne oreille au bon moment. J’ai gossé ce métier-là de mes propres mains. Je l’ai travaillé, je l’ai amené à un niveau particulier, la confiance. C’est de la réflexion… Ce n’est pas une formule! Depuis 25 ans, des centaines de milliers de personnes sont passées devant moi à des milliers de conférences. J’ai beaucoup de retours de gens qui viennent me voir et me disent que grâce à moi, ils osent plus, ils ont plus confiance en eux, que j’étais là au bon moment dans leur vie! Ça veut dire que mes mots, à ce moment-là, avaient raison d’être. Je travaille aussi sur mon prochain livre, je continue mes réflexions, à voir, à préciser le regard… J’aimerais aller plus loin dans le leadership et dans la bonté. J’aimerais écrire sur la bonté. C’est un sujet qui est négligé: être bon avec les gens, être fin, être compatissant, empathique. Ça s’enseigne parfois dans les écoles primaires et je trouve ça beau.

Tu as dit que tu n’avais pas beaucoup de rôles à la télé… mais avec District 31, tu as un rôle dans LE show le plus écouté au Québec!

Vraiment là… je suis béni! Ça, je suis bien content! Et c’est un hasard! J’ai fait la première année, il m’appelait pour deux jours, et on a fait 12 jours finalement. Cette année, en janvier, j’ai eu un appel en me demandant si ça me tentait, qu’on ferait quelque chose avec mon personnage qui reviendrait! J’ai répondu: «Oh! Ben oui, ben oui!» C’est sûr que je veux! Tout ce que je peux te dire pour les épisodes qui restent, c’est que mon personnage va avoir la vie dure… mais je ne peux rien te dire de plus! Ma blonde aussi suit District 31, alors je ne peux même pas lui parler de mes journées de travail! Je ne dis rien, elle ne veut pas! Moi j’étais prêt à lui dire la finale, je connais la scène finale de la saison et je disais: «C’est épouvantable! Tu vas voir, tu vas capoter!» et elle ne veut rien savoir (rires). Mais je ne suis pas dans la scène finale! Je ne sais pas si je serai de retour l’an prochain. Ça, on ne le sait jamais. On le sait toujours à la dernière minute!

Je ne sais pas trop pour le manque de rôles… Il y a une accalmie, un trou, ça arrive des fois! Mon agente fait de la recherche pour d’autres rôles, elle envoie des propositions parfois et on attend… mais je n’en dépends pas non plus! J’ai hâte parce que j’aime jouer. Tu es acteur toute ta vie! Même si je ne joue qu’aux quatre ou cinq ans, j’aime la télé et chaque fois que j’arrive sur un plateau, ça fait du bien! C’est bon de jouer. C’est le fun! Mais la conférence, c’est aussi enlevant! J’ai déjà hâte à la prochaine! C’est un peu comme donner au suivant. J’ai la prétention d’être capable d’enseigner des choses. J’aime voir les visages changer… J’ai un dossier de commentaires des conférences! C’est comme ma batterie pour continuer! Je travaille aussi au marché du Reine-Elizabeth, l’hôtel Reine-Elizabeth… un magnifique marché qui s’appelle le Marché Artisans. Je suis conseiller gourmand! Cet été, je vais vendre des olives dans les marchés avec ma femme Marie! Cette fille, c’est un vrai soleil. Quand elle n’est pas là, elle se fait texter en se faisant demander où elle est! Je te jure, ce n’est pas des jokes! Si elle n’est pas là, les gens sont malheureux. Elle a quelque chose qu’elle dégage… Elle aime les gens, elle aime la vie, elle aime les hommes, elle aime le travail! Elle a du charme, du sex-appeal, elle séduit tout le monde. Et elle fait les choses en souriant. Les gens sont comme: «Arrête! T’étends des sacs et tu souris!» Elle est super de bonne humeur tout le temps. Elle est particulière, je ne sais pas d’où elle vient. Elle n’est pas terrienne… ça ne se peut pas! C’est simple avec elle, c’est beau. Donc oui, j’ai vraiment une belle vie! Je me suis créé une belle vie!

Quand t’éduques, éduque: réflexions parentales pratiques, qui paraît aux Éditions du Trécarré, est disponible en ligne (16,95$) et en librairie!

 

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Crédit photo à la une: Julien Faugère
Crédit photo District 31: Facebook de District 31

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