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Simon Boulerice réchauffe le coeur des enfants avec La grève des câlins

Si vous cherchez un bon livre à offrir à vos tout-petits par les temps qui courent, on a trouvé LA solution parfaite pour vous!

Simon Boulerice déploie à nouveau sa magie et c’est à travers un conte totalement charmant qu’il aborde cette carence affective qui afflige tout le monde depuis le début de l’apparition de la fameuse COVID-19! En ces temps de pandémie et de distanciation sociale, notre existence entière est bouleversée, nos repères ne sont plus les mêmes. Les cinq enfants de la famille Riendeau-Regato, comme toutes les familles, doivent aussi composer avec cette nouvelle réalité qui amène son lot de désagréments. Ce qui leur manque le plus? Les câlins de leurs grands-parents!

Présenté d’abord lors de l’événement télévisuel Une chance qu’on s’a diffusé ce printemps à TVA, le conte de Simon prend vie cette fois-ci sous la forme d’un livre superbement illustré par Francis-William Rhéaume.

Un album qui arrive à point pour réchauffer le cœur des enfants en période de (re)confinement!

Simon, on a pu entendre ton texte La grève des câlins pour la première fois le 10 mai dernier à l’émission spéciale/spectacle Une chance qu’on s’a. Est-ce que tu as eu beaucoup de demandes pour le mettre sur papier par la suite?

Oui, un tas de demandes! J’ai senti que ça pouvait faire oeuvre utile auprès de beaucoup de personnes âgées, particulièrement auprès de grands-parents qui avaient envie de raconter cette histoire-là à leurs enfants, parce que c’est ce qu’ils vivent. Autant ce sont eux qui m’ont inspiré, autant ce sont aussi les enfants. Au-delà de l’âge, c’est vraiment l’idée d’être loin de sa famille, de ne pas pouvoir coller comme avant son entourage qui m’a inspiré… Tu vois, la phrase qui m’obsédait en écrivant le conte, c’était: «la tendresse est un service essentiel». C’était ça, mon leitmotiv! Et j’ai l’impression que ça a été très bien reçu par les grands-parents. Sur les réseaux sociaux, j’ai la chance d’avoir beaucoup de gens qui me suivent, et parfois, je fais des petits sondages et je pose des questions ou je récolte des anecdotes. C’était le cas pour cette histoire-là pour Une chance qu’on s’a, qui n’était pas un album au départ. J’ai demandé aux gens s’ils avaient des anecdotes à partager sur ce qu’ils vivaient par rapport à la pandémie, mais surtout par rapport à la distance entre les plus jeunes et les plus vieux. J’ai utilisé quelques anecdotes qui viennent vraiment de mes amis Facebook, notamment quand le petit enfant se jette dans les jambes de sa grand-mère en se disant qu’il ne va pas la contaminer s’il sert seulement ses pieds (rires)! C’est vraiment très beau. Bref, j’ai un peu vampirisé mes amis Facebook (rires)!

Avec ton conte, il y a aussi l’apparition des mots et nouvelles habitudes de vie en lien avec la pandémie qui font partie de notre nouveau vocabulaire quotidien: distanciation, confinement, école à la maison, sac de provisions su’l perron, etc! Ce livre est l’outil parfait pour aider les parents à expliquer cette situation exceptionnelle qui bouleverse notre quotidien et celui de leurs tout-petits, surtout avec la deuxième vague en cours.

Je pense que, dans certains cas, des oeuvres comme ça peuvent vraiment s’inscrire dans une époque et devenir un espèce de document historique – en fiction, bien sûr-, mais c’est vraiment rendre compte d’une époque. Généralement, je suis davantage dans le côté intemporel. Quand je m’adresse aux enfants, je ne me suis jamais inscrit dans le temps, parce que j’ai le souhait d’avoir des histoires qui sont universelles. Évidemment, elles ont toujours un côté très intime, mais aussi un côté universel en ne plaçant pas d’époque précise. Cette nouvelle histoire-là est toutefois bel et bien inscrite dans le temps. J’ai l’impression d’avoir quelque peu dérogé de ce que je fais habituellement, mais je trouve ça correct de l’avoir fait, parce que j’ai tellement reçu beaucoup de messages! Ce n’était pas du tout dans mes plans de le publier, mais avec la somme de messages reçus, je me suis dit que cette histoire-là pourrait vivre et s’inscrire dans le temps.

D’ailleurs, j’ai aussi publié un nouveau roman il y a quelques jours, qui s’appelle Pleurer au fond des mascottes… Et c’est drôle, parce que je réalise à quel point la mascotte incarne complètement l’idée du câlin (rires). Ce n’était pas prémédité, mais j’ai réalisé que mon roman pour adultes et mon histoire pour enfants ont un lien! En ce qui concerne la mascotte, j’en ai incarné beaucoup… C’est un peu comme l’ancêtre du free hug! Donc, c’est vraiment l’idée d’aller se blottir pour obtenir un peu de réconfort. C’est ce dont on manque présentement; on est tous ou presque un peu en manque de contact physique… Mon souhait était vraiment d’exprimer aux enfants que la grève est quelque chose de temporaire, que c’est éphémère. Finalement, il y a des grèves plus longues que d’autres (rires)! Avec la pandémie, elle est par intermittence… Mais on verra bien ce que l’avenir nous réserve! Il faut garder espoir.

C’est le comédien et illustrateur Francis-William Rhéaume (qu’on peut voir dans 5e rang, le fameux coureur!) qui a mis en image ton conte. Qu’est-ce que tu aimes chez lui?

C’est un comédien super talentueux! Il fait tout, je suis un peu jaloux d’ailleurs (rires)! Pour ma part, je l’ai connu en tant que comédien. Il a fini l’école quelques années après moi. J’étais à Ste-Thérèse, et lui, il a fait l’École nationale de théâtre. Quand il est sorti, je refaisais mes photos de casting, et comme je savais qu’il en prenait, c’est lui qui les a prises! On ne se côtoie pas nécessairement, mais c’est vraiment quelqu’un que j’admire beaucoup. J’aime beaucoup son humour aussi! J’ai vraiment su qu’il avait un énorme talent en dessin lorsqu’il m’a montré ses idées pour écrire un conte. Je trouvais qu’il avait beaucoup de tendresse! C’est ce qui m’avait frappé; son choix de couleurs et la tendresse qui se dégage de ses dessins. Donc, quand Joëlle Landry, ma directrice littéraire à La Bagnole, et moi avons cherché un illustrateur, j’ai d’emblée pensé à lui en disant que ce serait parfait comme collaboration. Et ce fut un match fabuleux. Souvent, quand j’écris un conte, j’aime ça discuter avec l’illustrateur ou l’illustratrice et mon directeur ou ma directrice littéraire juste pour lancer des idées pour chacune des pages. On bâtit le livre ensemble! Avec lui, ce fut super stimulant. Ces rencontres furent véritablement drôles et inventives. Évidemment, c’est sa créativité qui se dépose sur la mienne, donc sa créativité à lui m’a aussi apporté autre chose.

 

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La grève des câlins de @simonboulerice entrain de prendre forme. 🔥

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Depuis le 6 octobre dernier, ton récit à saveur autobiographique Pleurer au fond des mascottes est sorti (il est d’ailleurs en réimpression tellement les gens l’ont aimé). Peux-tu m’en parler davantage?

C’est Danièle Lorain qui a parti cette collection et a demandé à des écrivains de revisiter trois moments de leur vie, donc trois récits, idéalement avec un lien entre ceux-ci… tout en glissant dans l’autofiction! C’est-à-dire que, a priori, on semble être dans le réel et dans les souvenirs réels, mais la fiction est invitée à divers moments, mais on ne départit pas le vrai du faux. Ça faisait longtemps que j’avais envie d’écrire un roman sur mon école de théâtre, ou tout le moins, sur l’arrivée du théâtre dans ma vie. C’était un souhait que je caressais! Je me disais que je pourrais l’incarner en trois moments: l’arrivée au secondaire (durant laquelle j’ai commencé à faire du théâtre de manière plus autodidacte), l’entrée au cégep (lorsque je louvoyais entre les cours de danse et de littérature, et que j’ai finalement fait ma première audition à vie) et finalement mon arrivée à l’école de théâtre. Je te dirais que la structure repose vraiment sur trois moments importants de l’arrivée du théâtre et de son évolution dans ma vie, mais c’est surtout aussi comment le théâtre m’a transformé, alors que j’étais plutôt un enfant «sauvage» et immensément solitaire. Le théâtre m’a, en quelque sorte, appris à devenir grégaire, à vivre en société, à développer ma collectivité et à être lié aux autres. Ponctuellement, dans les trois histoires, il y a des moments charnières où Simon, mon double, incarne des mascottes. À l’école secondaire, j’ai incarné la mascotte pour la Fête nationale du Québec pour la ceinture de sauvetage de la Croix-Rouge, et ça a été l’occasion pour moi de serrer dans mes bras le gars sur lequel je trippais (rires)! Tout ce rapport-là de voir sans être vu, je trouvais ça bien intéressant de me plonger là-dedans. J’ai beaucoup étudié sur le sujet aussi, sur la mythologie québécoise de nos mascottes! Après ça, dans la deuxième portion, c’est lorsque j’ai incarné une feuille d’érable pour la Fête du Canada. Finalement, quand j’étais à l’école de théâtre, je suis entré dans l’Union des Artistes en faisant la boule Loto-Québec (rires). On était 10 comédiens embauchés pour faire des chorégraphies muettes! Il y a donc un paradoxe que je trouvais bien stimulant et un peu drôle, entre la passion pour la littérature et le fait de devoir se taire en performance. Mais, au-delà de ça, je voulais vraiment aller derrière ce masque qui recouvre tout le corps. Je trouvais ça intéressant de parler de ce qu’il y a en dessous de ce vernis… et on me dit aussi beaucoup que je suis très souriant, mais naturellement que ce sourire-là est aussi une forme de protection, qu’il y a autre chose derrière. C’est pour ça que le titre est «pleurer au fond des mascottes». Mes recherches m’ont amené à comprendre qu’il est impossible de ne pas sourire à l’intérieur d’une mascotte, parce que la mascotte nous plonge dans une joie. C’est comme quand l’on saute… On ne peut pas sauter avec un air de boeuf (rires)! Ça ne se peut pas, sauter fâché. Quand l’on saute, on a comme une espèce de plénitude. Dans la mascotte, il y a un peu de ça, de plus que les gens sourient toujours aux mascottes. C’est donc difficile de ne pas le faire!

Tu ne chômes pas depuis les derniers mois: on t’a vu comme chroniqueur à Sucré Salé, Bonsoir Bonsoir, Cette année-là et tu lances deux nouveaux livres en octobre… Qu’est-ce qui s’en vient pour toi dans les prochains mois?

Je suis un privilégié, c’est vrai que je n’ai pas manqué de travail du tout cet été. Cet automne, avec Cette année-là, on tourne chaque semaine. Ça demande beaucoup de préparation (rires)! Sinon, sur la table, j’ai aussi ma série Six degrés, une série pour ados que j’écrivais pour Radio-Canada, qui devait être diffusée au mois de mai. On était en plein tournage quand la pandémie s’est enclenchée, donc on a tout arrêté. On a été très touchés sur le plateau; un de nos techniciens (âgé d’environ 30 ans) a été hospitalisé… pour dire à quel point c’est sérieux, la COVID-19! Je ne le connais pas personnellement, parce que je n’ai pas été très présent sur le plateau; j’ai joué un peu, je faisais le prof de français, et je n’avais que quelques journées déjà tournées lorsque l’on a tout arrêté. Toutefois, on a repris les tournages le week-end dernier! Évidemment, j’ai dû réécrire avec deux mètres de distance; ce qui impliquait des changements. Maintenant, j’écris la saison 2! Si tout va bien, la saison 1 sera diffusée à Radio-Canada au mois de mars! Pour ce qui est de mes projets au théâtre, tout est un peu sur la glace en ce moment.

En ce qui concerne l’écriture, j’ai lancé La mitaine perdue l’an dernier, qui raconte l’histoire d’un centre d’objets trouvés et de deux brocanteurs. On va probablement faire paraître le deuxième tome à l’hiver! Sinon, j’ai recommencé un peu à faire des conférences dans les écoles, mais à distance, en format Zoom, pour assurer la sécurité de tous. Ce n’est pas aussi optimal que de se déplacer, mais il y a tout de même une proximité et une interaction! De plus, je peux me rendre aussi loin que je le souhaite!

La grève des câlins de Simon Boulerice, qui paraît aux Éditions La Bagnole, est disponible dès maintenant en ligne (12,95$) et en magasin.

 

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