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Chasser ses peurs (et les chauves-souris!)

Que ceux qui pensent que Cuba n’est que synonyme de plages, d’histoire et de musique fantastiques ne s’y méprennent. Cuba est aussi un pays d’aventures extrêmes! Alors que j’étais à Gibara pour un festival de cinéma avec mon amie Heidi Hollinger, son fils Antoine et Mila, ma babouneuse préférée. Avant de repartir pour la Havane, nous voulions visiter la caverne de los Panaderos à Gibara. Seul problème, j’avais peur que cette activité en soit une de trop pour ma fille qui détestait le «voyage de maman hippie» que nous avions organisé Heidi et moi.

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Ce matin-là, en me préparant pour la randonnée, j’avais demandé à Heidi et Antoine, 13 ans, de ne mentionner le nom d’aucune bibitte que nous risquions croiser sur notre chemin, car mon enfant risquerait de «tilter sa vie». Consigne comprise? On ne parle pas d’araignée et d’autres insectes même s’il y en a sur le site web ok? J’espérais faire la visite sans drame et sans chichi. Marché conclu!

Nous avons entamé avec notre guide de traverser la ville à pieds (pas winner comme choix selon la marmaille) pour rejoindre la caverne qui est un secret bien gardé du pays. 30 minutes plus tard, nous avons atteint le parc naturel qui nous mènerait à la caverne, sous un soleil de plomb et une terre de fer aux accents de feu. Fait étonnant : selon le guide, nous marchions sur du sable envoyé par le vent chaud directement du Sahara.

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Arrivé à l’entrée de la caverne, notre guide nous a offert des casques. Prise de photos obligée, jusque là, tout va pour le mieux. Le chandail Stranger things de Mila est tout de même une bonne indication de ce qui s’en vient, mais personne ne le réalise encore.

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On s’attelle et on entre dans la caverne, qui nous mènera 120 mètres sous la terre. On avance, pas à pas, un peu inquiets de la grande noirceur, éclaircie que par nos lampes frontales sans pouvoir imaginer ce qui nous attendait. Les casques sont utiles, car nous risquons de nous ouvrir le front sur les stalactites, ces formations de cristaux qui pointaient vers nos têtes.

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Après quelques mètres de marche, nous sommes accueillis par une lumière superbe provenant d’une fenêtre naturelle donnant sur un «salon de caverne». Nous pouvons même nous asseoir sur la pierre, naturellement prévue à cet effet.

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Après quelques minutes, nous continuons notre route vers la grande noirceur. C’est glissant, il fait chaud et très humide, mais nous avons notre costume de bain avec nous. Au fond de la caverne, nous serons récompensés de nos efforts en pouvant nager dans la source fraîche de la caverne.

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J’avoue que j’ai peur de croiser des serpents sur mon chemin, mais je me dois de donner l’exemple à ma fille. Puis, j’avoue qu’avoir une amie aussi téméraire que Heidi qui a fait le tour du monde et qui a vécu en Russie dans des conditions pas toujours idéales me donne du courage. Ce voyage était justement l’occasion de nous dépasser un peu et surtout, de shaker nos habitudes. Voilà, c’est fait!

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Notre grand jeune de 13 ans décide de nous devancer, question de démontrer sa virilité naissante, mais rebrousse soudainement chemin en courant vers nous — Mamaaaan! Il y a plein de chauves-souriiiiiis!!!!!!!!!  

Shit! Non mais… On s’était dit qu’on n’allait pas mettre l’accent sur les bibittes…

Ben oui il y en a des chauves-souris… Elles sont en train de dormir en groupe, accrochées tête en bas au plafond.

Ça y est, ma fille se met à pleurer. C’est l’affaire qui lui fait le plus peur au monde. Je ne le savais pas. Mais là, on est comme en plein milieu de la descente… Merde. Je suis plutôt maman poule et mon amie est maman brave. Elle entreprend de convaincre Mila, complètement braquée, de continuer la randonnée question de dépasser ses peurs. Rien n’y fait. Après une bonne dizaine de minutes, Mila est encore tétanisée. Je propose donc à Heidi de continuer sans nous. Nous les attendrons patiemment dans le «salon de caverne».

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Nous sommes restées seules je ne sais plus combien de temps dans la clairière de roches à décompresser en silence. Puis, Heidi et Antoine sont revenus, trépidants d’excitation. «C’était tellement cool! L’eau est magnifique! Il faut que vous l’essayiez!!!!» Mon amazone d’amie était si convaincante qu’elle a, imaginez-vous, réussi à faire changer d’idée Mila en lui promettant que nous allions nous accroupir pour ne pas être touchées par les chauves-souris, qu’elle n’aurait qu’à regarder le sol, entourée de nous tous, et que nous pourrions dépasser ensemble leur site. Qu’après, c’était fini de ces bestioles et qu’elles ne se trouvaient nulle part ailleurs dans la sombre caverne.

La défricheuse a pris mon enfant par la main et nous avons pris le chemin vers le fond de la profonde caverne pour enfin atteindre la source d’eau fraîche et pure. Nous avons tellement ri, exaltés de vivre la magie de cette expérience unique!

Il n’est jamais facile de faire face à ce qui nous effraie. On préfère souvent éviter nos peurs, mais il est bon d’apprendre que la capacité d’affronter les situations difficiles est une chose à laquelle on peut s’entraîner et cela, à tout âge! Il suffit d’un peu de courage (et de quelqu’un qui nous tend la main) pour s’élancer!

Et vous… quand est la dernière fois que vous avez exercé votre courage?

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