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Pascale Montpetit, Stéphanie Boulay et six autres auteurs signent Les Disparus d’Ély

Un kidnapping littéraire, ça vous dit quelque chose?

Depuis 2017, neuf auteurs disparaissent pendant neuf jours avant de rentrer au bercail et de remettre neuf nouvelles sur un thème différent, chaque saison. Passant un court séjour fort en émotions à Valcourt, en Estrie, ceux qu’on appelle maintenant «Les disparus d’Ély» se sont rassemblés dans un lieu unique pour échanger, s’immerger et créer. Patrick Senécal, Stéphanie Boulay, Simon Boulerice, Ghislain Taschereau, Natasha Kanapé Fontaine et Pascale Montpetit figurent parmi les têtes connues qui ont usé de leur plume et ont troqué leur écriture en solitaire pour créer en communauté. Habitués de travailler en solo et d’être maîtres de leurs univers respectifs, les auteur(e)s ont dû partager un lieu commun et écrire chacun une nouvelle, toutes rassemblées dans deux recueils! Selon leur témoignage, l’aventure fut aussi intrigante qu’inspirante, mais eux seuls savent réellement ce qui s’est passé. Cependant, ils ont bien voulu dévoiler le thème qui a uni leur création: Mortels et Perdus!

Voici ce qu’ils avaient à nous dire lors du lancement des livres Les Disparus d’ÉlyMortels et Perdus mardi dernier au café littéraire chez L’Éditeur, à Montréal!

Les Disparus d’Ély: Mortels

Des textes de Stéphanie Boulay, Simon Boulerice, Marie-Eve Bourassa, Jean-Paul Daoust, Julien Deschênes, Alexandra Gilbert, Jonathan Harnois, Natasha Kanapé Fontaine et Pascale Montpetit.

Pascale Montpetit

«Les objets que j’ai choisis sont une bouteille de ketchup, un flasque de whisky et une sorte de sculpture polynésienne, qui représente une espèce de créature monstrueuse. La maison elle-même dans laquelle on restait, le B-12, le studio prêté si généreusement par M. Bombardier, est en soi un objet complètement extravagant. C’est une maison d’architecte des années 1960 qui est très inspirante aussi. Donc, dans mon cas, la demeure est presque devenue un personnage principal de ma nouvelle, je dirais. L’histoire raconte la fin de semaine d’une fille qui décide de laisser la maison en bordel à son amoureux et leurs deux enfants, parce qu’elle a eu une intuition fulgurante pendant la nuit qu’elle devait absolument revoir une vieille tante, qu’elle n’avait pas vue depuis longtemps… dans cette fameuse maison! Elle revient alors la voir et elles passent du temps ensemble. Je ne peux pas tout raconter, mais il y a beaucoup de pérégrination dans toutes les pièces… et à la fin, elle rentre chez elle et son amoureux lui demande nerveusement: « Où étais-tu? » Elle lui répond qu’elle était chez sa tante. Il lui dit ensuite: « J’espère que tu n’étais pas chez ton amant. J’ai appelé ta mère parce que je te cherchais et elle m’a dit que cette tante en question est morte il y a deux ans d’une cirrhose du foi… » On comprend que tout ce qu’elle a vécu, c’est avec une espèce de fantôme… C’est très grossièrement résumé, mais voilà!»

Puisque Pascale fait partie de ma série préférée District 31, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander des détails sur son personnage dans la nouvelle saison. Évidemment, c’est bien difficile de soutirer des infos aux acteurs de District 31

«Je n’en sais pas plus que vous, parce que je n’ai pas lu les textes que l’on tourne dans deux semaines! C’est vous dire! On tourne avec une avance de trois semaines, à peu près. Tout le plaisir est vraiment là. Je pense que Luc Dionne garde la même trame de base: la vie au quotidien dans un poste de police. Moi, je suis évidemment là pour faire comprendre que les policiers ne peuvent pas arrêter les gens comme ils le veulent. Je suis un peu celle qui dit: « Ne fais pas ci, ne fais pas ça. On ne peut pas faire ça, parce que vous n’avez pas de mandat de perquisition (rires)« ! Il faut dire que c’était toute une histoire le cas de l’ayahuasca qui a été diffusée dernièrement… C’est bizarre, parce que dans ma nouvelle – qui a été écrite avant que Luc en parle dans District 31 – il y a de l’ayahuasca! Ça devait être dans l’air du temps! Je ne sais pas! On va aussi découvrir la nouvelle enquêtrice Florence cette semaine, jouée par Catherine Proulx-Lemay. Écoute, l’actrice est formidable, d’ailleurs! Elle est parfaite, parfaite. Quelle belle recrue pour l’émission! On décrit son personnage comme une fille qui n’a pas la langue dans sa poche, qui est très efficace, qui ne prend pas de gants blancs pour obtenir ce qu’elle veut, mais, qui est très sympathique! Ce n’est pas quelqu’un qui est rébarbatif. Non, non. Elle est «trooper», elle est solidaire! Mais, tout est possible avec Luc, hein! Au début, le cas de Laurent Cloutier a été réglé et c’était un pas fin et, finalement, le vent a tourné!»

Marie-Ève Bourassa

«Moi, j’ai deux nouvelles! C’est particulier. J’ai fait deux ans, donc j’ai fait la première cohorte et la deuxième! Je vais commencer par dire que je suis originaire de Valcourt et que les deux nouvelles sont assez inspirées de mes souvenirs… un peu romancés pour les besoins de la cause, disons. C’est tout autour du Carnaval de Valcourt pour les deux histoires. La première nouvelle s’appelle Carnaval, paraissant dans le tome Perdus. Elle raconte l’histoire d’un vol à domicile et d’un certain Bonhomme Carnaval qui y est impliqué. La deuxième nouvelle s’appelle Le bal de la reine et ça parle justement de toute cette espèce de marchandisation de la femme comme duchesse et compagnie! C’était toute une expérience de rester «enfermée» pendant neuf jours pour l’écriture. Mais bien entourée, ça va bien! C’est stressant aussi au début. On ne sait pas trop, et on est des créatures un peu solitaires en général… De partir comme ça, entourés de gens, on peut se dire que ça ne fonctionnera pas, s’il y a des accrochages ou quoi que ce soit. On peut se dire que ça va être long, mais finalement, ça s’est très bien passé!»

Les Disparus d’Ély: Perdus

Des textes de Sophie Bérubé, Isha Bottin, Marie-Eve Bourassa, Mouffe, Michel Mpambara, Katherine Raymond, Patrick Senécal, Éric St-Pierre et Ghislain Taschereau.

Ghislain Taschereau

«Ma nouvelle s’appelle La polka de l’Alzheimer. C’est une discussion sans queue ni tête de deux hommes qui souffrent de l’Alzheimer. On assiste à un début plutôt comique, parce que la conversation part dans tous les sens. Puis, on se rend compte que c’est une des progénitures de ces deux hommes-là qui a organisé le tout… Et ça se termine assez mal! Ça commence assez rigolo, mais ça se finit mal. On a beaucoup de plaisir à lire ce genre d’ânerie-là, mais ça conscientise aussi par rapport aux problèmes de l’Alzheimer!»

Michel Mpambara

«Dans ma nouvelle, Un Noir se noie dans la rivière de Valcourt, j’ai un personnage qui vient de Brondy. Il veut étudier pour être ingénieur en aéronautique. À un moment donné, il fait des incantations africaines. Il commence alors à capoter et il se retrouve finalement à l’hôpital psychiatrique. Il rate alors son examen, parce qu’il est interné, mais il rencontre là-bas une fille de Valcourt qui a un problème avec son chum. Puis le temps passe, ils passent finalement Noël à Valcourt et il survient un tas de choses… Ce qui me fait plaisir, c’est que je trouvais que ma nouvelle était le maillon faible. Mais il va falloir la lire pour que vous compreniez… (rires)!»

Katherine Raymond

«J’ai eu un plaisir fou à écrire ma nouvelle! Je trouve que d’être tous ensemble dans la maison, ça nous a amenés à avoir vraiment une créativité déployée. J’avais choisi de m’en prendre à Patrick Senécal, parce que je trouvais qu’il était temps (rires)! T’sais, il prend de la place, Patrick. C’est un monument de la littérature québécoise. Et moi, en tant que « jeune première de la nuit littéraire », je me suis dit que j’allais m’en prendre au king! On est d’ailleurs dans la même édition. On a cohabité ensemble toute la semaine! J’ai eu beaucoup de plaisir à écrire la nouvelle, dans laquelle une jeune femme traque un écrivain connu!»

Les disparus d’Ély, Perdus et Mortels, qui paraissent aux Éditions Québec Amérique, sont disponibles dès maintenant en ligne (22,95$) et en librairie.

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