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La bouche pleine: Un roman mordant à dévorer sans attendre

Comment survivre à la rentrée? Facile!

En mode cocooning, café au lait bien chaud et lecture près du foyer?! Il n’y a pas de mal à se poser de temps à autre et il semble que l’automne soit la saison parfaite pour rester bien emmitouflée dans notre couverture de laine préférée en compagnie d’un bon livre! Comme à chaque année, la rentrée nous propose un tas de nouveautés à dévorer, à notre grand bonheur: romans policiers, biographies, thrillers, documentaires… Avec sa jolie plume et son ton mordant, la journaliste et féministe Elisabeth Massicolli tire son épingle du jeu et nous séduit avec son tout premier roman La bouche pleine.

Que faire quand on est anxieuse, qu’on est une célibataire échaudée, qu’on se sent à l’étroit dans un travail étriqué et qu’on essaie de garder tant bien que mal la tête hors de l’eau? Dans son plus récent ouvrage, l’auteure relate le quotidien de Camille, milléniale au cœur poqué, durant trois semaines particulièrement remplies de rebondissements dans sa vie personnelle, professionnelle, sexuelle et amoureuse.

À dévorer en une soirée… ou plusieurs, si vous voulez étirer le plaisir!

Elisabeth, d’où t’est venue l’inspiration pour ce premier livre?

C’est un livre que je traîne depuis longtemps. J’ai commencé à l’écrire, puis j’ai arrêté, puis j’ai continué, puis j’ai recommencé. Au moment où mon éditeur m’a contactée, je sentais que l’histoire était mûre, prête à être racontée comme elle se devait. L’inspiration me provient de ma propre vie, c’est certain, mais également d’observations de la vie des gens qui m’entourent, de la société, de ce qu’on peut remarquer dans les échanges sur les réseaux sociaux. Mon but, c’était de faire un livre aussi vrai, cru, sans détour que possible, sans tomber dans l’autofiction.

À quel point Camille te ressemble-t-elle? Que ce soit au niveau de sa personnalité, de ses amours, de ses amitiés, du féminisme ou de son indécision par rapport à sa carrière?

Je crois que je répondrai souvent à cette question! C’est certain qu’il y a des parallèles à faire entre Camille et moi, mais… elle n’est pas moi! C’est une entité à part entière, dans ma tête, avec ses qualités un peu cachées, ses complexités, ses contradictions. Je suis contente lorsqu’on me demande si Camille «existe pour de vrai», parce que ça veut dire qu’en quelque sorte, j’ai réussi mon défi de la rendre (presque) réelle, de lui donner une personnalité qui sonne vrai. C’était super important pour moi d’écrire des personnages féminins multidimensionnels, uniques, différents les uns des autres.

 

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Mes p’tits yeux poqués pis moi on est ben contents d’avoir notre bébé entre les mains. En prévente pas mal partout, et en librairie le 8 septembre! 👀⭐️

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Malgré le fait que tu aies écrit ce livre en pleine Italie, on ne remarque pas trop l’inspiration italienne (à part peut-être le penchant alcoolisé de ton personnage, hi hi). Qu’est-ce que l’Italie t’a apportée à travers ce premier projet littéraire?

Tout d’abord, mon immigration/expatriation m’a insufflé une grande dose de créativité. Rome, c’est la plus belle ville du monde, et travailler dans ses cafés et ses bibliothèques est un charme, un rêve. Ça réveille l’inspiration! Mais, sinon, le fait d’être loin m’a aussi permis d’avoir le recul nécessaire sur la vie de jeune professionnelle montréalaise pour, justement, m’éloigner de l’autofiction, de mon propre ressenti, pour me concentrer sur celui de mes personnages.

 

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Faut bin, desfois. 🌸

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Jamais sans mon éventail, qu’est-ce t’en penses? 🦚

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L’anxiété, l’angoisse à l’égard de la masculinité toxique et le consentement sont au centre de La bouche pleine, tout de même teinté d’une délicieuse touche d’humour. Que souhaitais-tu lancer comme message à travers ce livre et à qui voulais-tu le destiner?

Je ne voulais pas lancer un message en tant que tel, mais je voulais que la lectrice – et, surtout, le lecteur – se retrouve vraiment les deux pieds dans la tête, le corps, le quotidien de Camille. C’est important, je crois, de lire des livres qui nous sortent de notre propre réalité, de ce qu’on connaît, histoire de nous donner une perspective nouvelle sur une tonne de sujets. C’est pourquoi j’espère que des hommes de tous les âges liront mon roman, même si je sais que mon public sera surtout constitué de femmes. Mais c’est bien, aussi, parce qu’elles se reconnaîtront clairement, un peu ou beaucoup, dans les angoisses, les peurs, les frustrations de Camille. Et ça peut apaiser de savoir qu’on n’est pas toute seule dans notre bateau.

Tu décris à quelques moments des comportements masculins toxiques, qui éclaireront peut-être beaucoup de personnes sur les micro-agressions que subissent les femmes tous les jours (sans même s’en apercevoir parfois). Avec la récente vague de dénonciations au Québec, on peut dire que ça tombe à point!

C’est certain! Mais je crois qu’il serait tombé à point n’importe quand, à ce sujet-là, parce que la culture du viol ne discrimine pas dans le temps. Dans le sens où nos mères, nos grand-mères, nos arrière-grands-mères ont toutes eu à dealer avec ça, aussi. On en parle beaucoup plus aujourd’hui, et c’est tant mieux, mais je pense que même si l’histoire de Camille est très contemporaine, très jeune-hip-montréal-franglo (rires), des femmes de tous les âges peuvent se retrouver dans la peur qui lui prend au ventre lorsqu’elle se retrouve dans certaines situations.

La fin de ton roman laisse place à une suite, alors qu’il se termine avec Camille en pleine tempête existentielle. Est-ce dans tes projets?

Si la vie me le permet, une suite est effectivement dans mes plans! J’y travaille en ce moment, plus tranquillement parce que la pandémie rend l’écriture assez difficile – ça semble assez commun du côté des créatifs, ce petit manque d’inspiration. Je pense que Camille a encore des choses à raconter, à expérimenter et à guérir.

 

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J’ai tu le droit de dire #nofilter? Ma nouvelle place pref’ à Rome: ma propre terrasse! 🧡

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Lorsque la pandémie a pris de l’expansion, tu as dû rentrer au pays et faire un deuil de ta vie d’expatriée, laissant ton appartement à Pigneto en Italie. Comptes-tu retourner là-bas lorsque la COVID-19 va s’être calmée le pompon?

C’est l’un de mes souhaits les plus chers! J’espère vraiment que l’univers va nous défaire rapidement de la COVID-19, pour la santé et le bien-être de tout le monde, mais aussi bien égoïstement parce que j’ai hâte de retrouver mon Italie chérie, et parce que j’aimerais bien y terminer le deuxième tome des aventures de Camille. Reste à espérer, et à porter un masque tout le temps pour que ça arrive plus vite!

Sinon, quels sont tes projets pour les prochains mois?

Survivre (rires)! Blague à part, mon principal projet pour les prochains mois est de prendre soin de ma santé, de ma santé mentale, et de profiter de mes amis et de ma famille que j’ai près de moi – chose qui me manque énormément lorsque je suis en Italie. C’est difficile de faire des projets en temps de pandémie, alors je tente de profiter des petites choses, et de continuer de travailler doucement sur la suite pour mes personnages, et sur différents articles pour des magazines féminins – puisqu’avant d’être autrice, je suis journaliste. Comme les bonnes nouvelles se font rares en 2020, je veux d’abord et avant tout savourer pleinement le lancement de ce premier roman!

La bouche pleine, qui paraît aux Éditions Québec Amérique, est disponible dès maintenant en ligne (22,95$) et en librairie.

Pour ne rien manquer des aventures d’Elisabeth, vous pouvez la suivre sur son site juste ici!

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